* 30 jours de nuit

Publié le par 67-ciné.gi 2008

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30 jours de nuit épouvante de David Slade

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avec :
Josh Hartnett, Melissa George, Danny Huston, Ben Foster, Mark Boone Junior et Abbey-May Wakefield


durée : 1h45
sortie le 9 janvier 2008

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Synopsis
Alaska, de nos jours. Au coeur de l'hiver, les habitants de la paisible ville de Barrow s'apprêtent à passer, comme tous les ans, un mois sans soleil. À la suite d'une série d'évènements étranges, Eben et Stella, les deux shérifs locaux, vont découvrir l'invraisemblable vérité. Un gang de vampires a investi la ville pour l'éradiquer de tous ses habitants.
Eben, Stella et un petit groupe de survivants vont alors tenter de survivre jusqu'à l'aube…

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Notes de production
30 jours de nuit est adapté d'un célèbre graphic novel, une bande dessinée culte en trois tomes écrite par Steve Niles et dessinée par Ben Templesmith. Saluée pour sa vision résolument novatrice du mythe du vampire, pour la qualité de sa narration et pour son esthétisme, 30 jours de nuit a redonné un nouveau souffle à la légende des vampires et a contribué à la renaissance de la bande dessinée horrifique.

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Le tournage
Avec 30 jours de nuit, les cinéastes voulaient un film aussi créatif et esthétique que la b.d. originale. Le chef décorateur Paul Austerberry raconte : « David Slade était très clair sur le fait que la B.D. devait être le point de départ de toutes nos créations. »
David Slade observe : « L'énorme succès d'une b.d. comme 30 jours de nuit est dû aussi bien à son histoire qu'à ses illustrations. Pour lui rester fidèles, nous devions non seulement respecter son histoire, mais aussi la vision du monde représentée dans ses dessins. »
Pour le réalisateur et les producteurs, ce souci de fidélité nécessitait de représenter la petite ville de Barrow avec un réalisme renforcé : la ville ne devait pas avoir l'air de sortir d'un monde de bande dessinée, ni faire tout à fait partie du nôtre. 

L'image
Le directeur de la photo Jo Willems s'est lui aussi servi de la b.d. 30 jours de nuit comme référence pour concevoir l'image. La palette des couleurs, le style graphique et l'apparence des vampires ont nécessité de nombreux tests avant de rendre ce qu'il voulait à l'écran.
David Slade explique : « Nous souhaitions nous rapprocher davantage des couleurs des illustrations de Ben Templesmith que de celles du monde réel. Nous voulions des teintes désaturées pour la nuit, pas un bleu nuit comme on peut en voir dans les vieux westerns ni une obscurité profonde, mais une sorte de clair de lune métallique. »
Jo Willems note que l'apparence du film diffère un peu de celle de la b.d., mais reste fidèle à l'ambiance induite par les dessins de Ben Templesmith. Il précise : « Si nous avions reproduit à l'identique le style de Ben, le film aurait été trop graphique. Plus de 70% du film se déroule la nuit ; si tout avait été aussi sombre que dans la b.d., il aurait été difficile de voir quoi que ce soit. Nous avons complètement désaturé notre palette de couleurs pour nous rapprocher de la b.d., les seules touches de couleur sont le rouge du sang. Au final, les tons du film sont assez froids, presque bleus, et font ressortir l'éclat métallique argenté de la peau des vampires. »
David Slade déclare : « Je travaille avec Jo Willems depuis dix ans. J'essaie de collaborer avec lui le plus souvent possible parce qu'à force, nous savons comment nous travaillons l'un l'autre et cela rend les choses plus faciles. C'est un directeur de la photo extrêmement talentueux. Les tons et les teintes qu'il voulait donner à l'image du film ont nécessité beaucoup de préparation pour les lumières, mais le résultat final est exceptionnel. »
La plus grande partie du film a été tournée de nuit : 30 jours de nuit a nécessité 33 jours de tournage… de nuit.

Les décors
Le chef décorateur Paul Austerberry raconte : « J'ai trouvé la b.d. très intéressante sur le plan graphique. Les dessins de Ben Templesmith sont riches de détails. La palette monochromatique ponctuée seulement par le rouge du sang, les flammes et l'uniforme de Stella m'a beaucoup inspiré pour créer les décors du film. »
Un des plus gros défis du film a été de concevoir et de construire la ville de Barrow, en Alaska, qui sert de terrain de chasse aux vampires. Pour le chef décorateur, la ville devait devenir un personnage à part entière et susciter chez les spectateurs le sentiment de terreur et d'isolement recherché par David Slade.
Le réalisateur aimait la ville issue de l'imagination de Ben Templesmith et Steve Niles, et pourtant la véritable ville de Barrow a offert à Paul Austerberry une importante source d'inspiration et de référence. Il précise : « Barrow est la ville la plus septentrionale de l'Alaska. L'équipement est très succinct, il n'y a rien de très élaboré et les rues de la véritable ville de Barrow sont pleines de détritus - il faut voyager longtemps pour arriver là-bas, et il est très difficile d'en évacuer les déchets. »
Parmi les décors du film, deux seulement étaient naturels, tous les autres ont été construits par Paul Austerberry et son équipe. La création d'une Barrow imaginaire a laissé une grande liberté aux cinéastes qui ont entièrement construit, entre autres, la rue principale de la ville, la Rogers Avenue, sur un grand terrain qui jouxtait une ancienne base de l'armée de l'air. Sur ce vaste espace, les cinéastes ont déchaîné des tempêtes de neige, déclenché des incendies, effectué toutes les cascades et mis en scène autant de carnages que l'exigeait le scénario.
Paul Austerberry raconte : « Les bâtiments étaient noirs et la neige blanche parce que David voulait un contraste fort entre la géométrie sombre et rigide de la ville et la blancheur de la neige. Ça ressemblait un peu à une sorte de ville de western des neiges peuplée de gens isolés au milieu de nulle part… jusqu'à ce que des vampires décident de faire une descente chez eux. »
Jusqu'à 45 charpentiers ont participé à la construction de la ville. Paul Austerberry se souvient : « Par chance, le conseil municipal a fait à cette époque une collecte de vieux objets et nous avons eu la permission de prendre ce qui pouvait nous intéresser. Nous avons récupéré une quantité énorme d'objets divers. Cela nous a beaucoup aidés, c'était gratuit, et en plus c'était utile pour l'environnement ! »
La seule pièce de décor qui différait de la réalité était le Muffin Monster®, une machine utilisée pour déchiqueter les déchets solides. Un Muffin Monster sert actuellement de broyeur à ordures dans la véritable ville de Barrow en Alaska, et 20 000 autres sont également utilisés dans d'autres villes. Selon la société californienne Jwc Environmental, qui la fabrique et qui a donné l'autorisation aux cinéastes d'en construire une réplique, cette machine est « capable de broyer les tissus, le bois, le plastique, la pierre, les serviettes en coton, les couvertures, les vêtements et tout autre corps étranger susceptible d'obstruer et d'endommager les équipements de traitement des eaux usées ». Pour le film, Paul Austerberry a conçu une machine plus grosse et plus impressionnante que les modèles réels, et surtout bien plus capable d'engloutir un vampire.
La création de la neige faisait partie des effets spéciaux les plus importants. Dans un film qui se déroule en Arctique, la neige devient presque un personnage à part entière.
L'équipe chargée de la neige, dirigée par le superviseur des effets spéciaux Jason Durey, en a créé plus de 280 tonnes. Cette quantité est la plus importante que cette équipe ait jamais créée pour un film, bien loin devant les 35 tonnes qu'ils ont produites pour Le monde de Narnia - chapitre 1 : le lion, La sorcière blanche et l'armoire magique.
Pour produire cette neige, l'équipe de 30 personnes a utilisé 150 tonnes de sels Epsom, 90 tonnes de papier déchiqueté, 12 tonnes de cire, 9 000 sacs d'écorce, plus de 3 tonnes de fausse neige, 23 kilomètres de tissu blanc, 400 boîtes d'eco-snow (qui remplace l'ancienne neige artificielle faite à base d'épluchures de pommes de terre), et 7 000 litres de mousse.
Le sang était aussi un élément important du film. Quand les vampires attaquent, le rouge devient la couleur dominante du film. Au total, 4 000 litres de faux sang ont été fabriqués pour le film.
Pendant le moment le plus intense du film, 5 tonnes de gaz propane ont été utilisées pour faire brûler la ville.

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Les cascades
Comme les autres départements, l'équipe des cascadeurs d'Allan Poppleton s'est efforcée de recréer l'action de la b.d. tout en restant dans le cadre du monde réel.
Depuis le début, David Slade voulait que les vampires possèdent les mêmes capacités physiques que les humains. Il explique : « Ils n'ont pas de super pouvoirs, ils sont juste super agressifs. Nous nous sommes interdit de briser certaines règles avec les vampires. Même si nous avons légèrement déformé les lois de la nature, tout devait rester très réaliste. Une de nos règles était par exemple de ne pas utiliser de harnais et de filins. Si les vampires devaient courir de toit en toit, alors ils devaient vraiment sauter d'un bâtiment à l'autre. Quand j'ai expliqué ça à Allan Poppleton, l'idée lui a beaucoup plu et il a répondu que c'était faisable. Quand je l'ai revu plus tard, il avait filmé des séquences où ses cascadeurs faisaient des bonds et des sauts fantastiques. »
Rob Tapert ajoute : « Allan Poppleton et son équipe ont réussi à donner à ce film une intensité physique, une dynamique de l'action et un côté gore tout à fait inédits. Ses cascadeurs possèdent une très grande expérience, ils ont accompli des cascades et des séquences d'action vraiment terrifiantes. Le public va être estomaqué par ce qu'il va voir ! »
Allan Poppleton raconte : « Nous avons fait des tests et des recherches pour accomplir ce que nous demandait David Slade. Il y a quelque temps, nous avons fait une publicité où il fallait sauter de toit en toit et de bâtiment en bâtiment avec une technique physique qu'on appelle urban free-flying. Nous avons donc réutilisé et développé ce que nous avons appris à cette occasion. Tous les sauts depuis des véhicules ou des bâtiments étaient réels, il n'y avait aucun câble. »
Pour préparer les cascades, Allan Poppleton et son équipe utilisent une technique appelée fly-metrics qui comprend plusieurs exercices conçus pour répéter l'action de plus en plus vite. Allan Poppleton a aussi travaillé avec les départements des costumes et des décors pour s'assurer que ceux-ci résisteraient aux cascades.
Pour les cascadeurs, les prothèses de Weta Workshop étaient un défi supplémentaire. Allan Poppleton explique : « Les ongles longs comme des griffes rendaient les choses plus difficiles à attraper. Tous les cascadeurs portaient aussi des protège-dents créés spécialement pour eux afin d'éviter qu'ils ne se mordent les lèvres dans l'action. »

Effets spéciaux et effets visuels
Réinventer le genre du film vampirique exigeait de travailler avec un studio de conception de créatures qui puisse combiner son expérience et son imagination pour créer un résultat surprenant et complètement nouveau. Pour 30 jours de nuit, les cinéastes ont choisi de travailler avec l'équipe oscarisée de Weta Workshop.
Richard Taylor, de Weta Workshop, se souvient : « Quand nous avons rencontré David Slade, nous avons compris que ce film allait être très spécial. J'ai vite pris conscience des opportunités fantastiques en matière de création que cela  nous offrait. Dès le départ, je me suis dit que Gino Acevedo, un collègue de longue date et notre responsable des maquillages spéciaux à base de prothèses, pouvait faire ce film en tant que superviseur. J'ai proposé cette idée à David, et quand il a rencontré Gino, il a tout de suite accepté de le laisser superviser la création des prothèses et des maquillages. Pour beaucoup des membres de l'équipe de maquillage, l'imagination de David, ses connaissances techniques et sa profonde compréhension de l'horreur ont fait de leur participation à ce film une des plus grandes expériences de leur carrière. »
Le superviseur de Weta Workshop, Gareth McGhie, a travaillé avec le superviseur prothésiste en chef Gino Acevedo, la maquilleuse en chef de Weta Frances Richardson, et avec une équipe de techniciens spécialisés pour créer les dents, le sang, les ongles, les projectiles et tous les accessoires spéciaux qui ont donné vie aux vampires.
Les dents faisaient partie des accessoires les plus importants. Loin de l'image classique du vampire doté de deux canines pointues, les suceurs de sang de 30 jours de nuit sont les répliques exactes des prédateurs sanguinaires de la B.D. de Ben Templesmith. Gino Acevedo commente : « Leurs dents sont comme celles des requins, taillées en pointe et un peu irrégulières. Cela leur donne une apparence très agressive. C'est Steve Boyle, un technicien des effets spéciaux, qui a mis au point une technique spéciale de fabrication des dentitions qui améliore l'aspect des vampires. »
Les vampires avaient bien plus de 32 dents dans la bouche. Les plus nombreuses étaient celles de la petite fille vampire jouée par Abbey-May Wakefield. Gino Acevedo précise : « David voulait que ses dents soient aussi longues et fines que des aiguilles, comme la denture d'un chiot. »
Les longs ongles des vampires ont posé quelques difficultés aux maquilleurs. Gino Acevedo explique : « La méthode classique pour fixer des faux ongles consiste à les coller sur ceux des acteurs. C'est la plus facile, mais pas la plus fiable. Il arrive parfois qu'un ongle se décolle pendant une prise, ce qui oblige à tout recommencer. En outre, les ongles devaient être mous et flexibles pour éviter que les cascadeurs ne se blessent pendant le tournage des scènes d'action. »
Pour résoudre ces problèmes, Gino Acevedo et son équipe ont réalisé un moulage des mains de tous les acteurs et ont fabriqué des bouts de doigts sur lesquels étaient fixés les ongles. Gino Acevedo raconte : « Comme la plupart des acteurs et des cascadeurs n'étaient pas disponibles en raison de la distance qui nous séparait du lieu de tournage, nous avons envoyé un de nos techniciens effets, Mark Night, pour faire les moulages à Auckland où se trouvait la majorité des acteurs. Mark nous a envoyé des moulages en plâtre des mains qui nous ont servi à faire des moules pour finalement obtenir des copies en silicone des doigts des acteurs. Une autre technicienne, Samantha Little, a fait ensuite des moules en plâtre de ces doigts. Dans ces moules, elle a versé du latex et a pulvérisé une très fine couche de latex  sur les extrémités afin que ces fausses extrémités viennent s'encastrer par la suite à la perfection sur les doigts des acteurs. Une fois le latex sec, elle l'a talqué délicatement et l'a retiré des moules. Comme ces doigts étaient des moulages de ceux des acteurs, le résultat final était si détaillé qu'on pouvait y voir les empreintes de leurs propriétaires. Quand tous les doigts ont été terminés, l'étape suivante a été le collage sur chacun d'eux d'un ongle en polyuréthane avec de la colle extraforte. Ensuite, il ne restait plus qu'à coller ces doigts sur ceux des acteurs, et à appliquer une fine couche de maquillage pour parfaire l'illusion. Après cela, il n'y avait plus aucun risque de voir un ongle tomber pendant une prise. »
Les vampires ont aussi un teint de peau cireux et pâle. Gino Acevedo observe : « Ils ont une très belle peau avec des reflets nacrés. Nous avons utilisé une peinture spéciale pour la peau qui s'appelle tatto-ink et qui vient de Latona en Australie. La responsable du maquillage de Weta sur le plateau, Davina Lamont, mélangeait un peu de cette peinture couleur cadavre avec une teinte nacrée et ensuite la projetait avec un aérographe sur la peau des acteurs. Ce procédé leur donnait une peau naturelle et lisse qu'il aurait été impossible d'obtenir autrement. Quand le tournage a débuté, chaque acteur passait tous les matins 90 minutes au maquillage, mais avec l'habitude, le temps nécessaire est descendu à 45 minutes.
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L'équipe des effets spéciaux a aussi créé les huskies morts qui signalent aux habitants de la ville que les vampires sont arrivés. Le travail de Frances Richardson, la maquilleuse en chef de Weta, a été de s'assurer que les fourrures des huskies soient les plus réalistes possibles. Après avoir pris des centaines de photos de ces chiens dans les ateliers de Wellington, Frances Richardson s'est occupée de la création des fourrures, depuis l'implantation et la répartition des poils jusqu'à leur façon de retomber, leur orientation et leur couleur.
Même après la réalisation de toutes les prothèses, le travail de Gino Acevedo n'était pas terminé. Responsable de la coordination entre la production et les effets spéciaux, il s'est beaucoup occupé de toutes les petites modifications qui pouvaient améliorer les vampires, les rendre différents et vraiment plus terrifiants que de simples humains. Il raconte : « J'ai pris des photos des acteurs entièrement maquillés avec leur peau nacrée et leurs lentilles rouge et noir, et je les ai retravaillées avec Photoshop. David a eu l'idée d'augmenter la distance entre leurs yeux pour les rendre plus mystérieux. J'ai donc un peu écarté les yeux sur les photos, je les ai réduits de 20%, et pour finir, je les ai un peu inclinés vers le bas. Quand David les a vues, il les a approuvées, les a données à Charlie McClellan, le superviseur des effets visuels de DigiPost, qui a ensuite utilisé le logiciel Inferno pour modifier image par image les yeux de tous les vampires du film. »
Charlie McClellan se souvient : « David Slade voulait que son film soit le plus réaliste possible. Comme l'action se déroule la nuit et que les vampires sont physiquement très présents, il ne devait pas y avoir d'effets visuels trop visibles. Je trouvais cela intéressant parce que j'aime beaucoup quand les effets visuels sont discrets et ne passent pas sur le devant de la scène. Tout l'intérêt avec les vampires, c'est de réussir à faire peur au spectateur de façon presque subliminale pour qu'il ne puisse même pas saisir la raison de son angoisse. Quand vous réussissez à faire cela, alors vous avez gagné. »
Gino Acevedo a aussi travaillé avec l'équipe de Weta pour la conception des effets visuels. Il raconte : « Pour la scène finale où Eben fait face au lever du soleil, David voulait que Josh Hartnett se transforme en une sorte de carbone calcifié. Nous avons pris du sucre brun et l'avons mélangé avec de l'argile. Avec ce mélange, nous avons fabriqué de fines plaques qui étaient collées sur le visage, la tête et les mains de Josh. »
Avant même de coller les plaques sur la peau de Josh Hartnett, il a été évident que la scène devrait être retravaillée numériquement pour aboutir à la vision de David Slade. Gino Acevedo explique : « David était extrêmement précis quant à ce qu'il voulait. Il désirait que cela ne ressemble à rien de déjà vu, tout en étant très esthétique. Il ne voulait pas que cela ait l'air outré ou grotesque. »
Pour concrétiser cette vision d'une beauté sombre, l'équipe des effets visuels a dû faire preuve de créativité. Gino Acevedo précise : « Dès le départ, nous avons eu l'idée de faire partir la peau en lambeaux, un peu comme du tissu qui brûle, quand la matière devient si légère que les cendres se mettent à flotter dans l'air. J'ai travaillé avec un artiste de Weta, Hovig Alahaidoyan, pour définir l'aspect de cet effet. Le résultat a plu à David, et il a laissé Weta Digital terminer le travail avec ce concept. Le superviseur des effets visuels de Weta Dan Lemmon et son équipe ont ensuite fait un travail magnifique en réalisant toute cette séquence où Eben se réduit en cendres. »

Les costumes
La simplicité est restée le mot d'ordre de la chef costumière Jane Holland. Deux types de costumes ont été créés pour le film : les costumes fonctionnels et volumineux des habitants de la ville, et ceux plus raffinés et mieux coupés qu'affectionnent les vampires.
Jane Holland explique : « Je me suis inspirée de la façon de s'habiller des gens qui vivent dans le Nord pour diversifier les costumes. J'ai aussi fait des recherches sur ce que portent les habitants de la vraie ville de Barrow, j'ai discuté avec eux pour comprendre ce qu'est la vie dans un tel environnement. Au final, j'ai été obligée de prendre quelques libertés avec la réalité parce qu'à cette latitude il fait tellement froid que les gens sont constamment couverts des pieds à la tête. Nous ne pouvions pas faire la même chose avec les acteurs, sinon il aurait été difficile de les reconnaître. »
Les vampires ont quant à eux une apparence beaucoup plus urbaine, contemporaine et hors du monde. Faits de plusieurs épaisseurs de tissu vieilli, leurs costumes sont abîmés par le temps et l'usage. Jane Holland observe : « Les vampires sont des êtres qui ont énormément de présence physique. Par le biais des costumes, nous avons souligné la personnalité de chacun d'entre eux. »
Marlow, le chef des vampires, en est un bon exemple. Jane Holland l'a habillé d'un long manteau en cachemire et d'un costume en bon état, contrairement aux habits déchirés portés par les autres vampires. Danny Huston avait aussi quelques accessoires, dont une bague qui symbolise sa maîtrise de lui-même et son pouvoir sur les vampires. Jane Holland précise : « En portant une tenue classique faite d'un tissu qui pèse assez lourd et bouge de façon caractéristique, Marlow souligne son statut de chef et se distingue des autres vampires et de leur bestialité. »
Pour le costume de l'Etranger, Jane Holland a travaillé avec Ben Foster. Elle se souvient : « Quand j'ai parlé avec lui de son costume, il m'a dit qu'il pensait aller dans un surplus militaire pour acheter quelques vêtements et je lui ai dit que j'allais faire pareil. Nous nous sommes ensuite envoyé des photos, et en mélangeant ce que nous avions trouvé, nous avons créé la tenue de l'Etranger. Ben est arrivé sur le plateau avec son costume déjà tout usé et sale. C'était formidable, il lui a suffi de l'enfiler pour devenir immédiatement l'Etranger. »

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Fiche technique
Réalisateur : David Slade
Scénaristes : Steve Niles, Stuart Beattie et Brian Nelson
D'après la bande dessinée Idw Publishing créée par : Steve Niles et Ben Templesmith
Producteurs : Sam Raimi et Rob Tapert
Producteurs exécutifs : Joe Drake, Nathan Kahane, Mike Richardson et Aubrey Henderson
Directeur de la photographie : Jo Willems
Chef décorateur : Paul Denham Austerberry
Chef monteur : Art Jones
Coproducteurs : Chloe Smith et Ted Adams
Chef costumière : Jane Holland
Compositeur : Brian Reitzell
Superviseur effets spéciaux neige : Jason Durey
Superviseur des cascades : Allan Poppleton
Superviseur prothésiste Weta Workshop : Gino Acevedo
Superviseur Weta Workshop : Gareth Mcghie
Maquilleuse en chef maquillages spéciaux Weta Workshop : Frances Richardson
Superviseur maquillages de plateau : Davina Lamont
Superviseur effets visuels DigiPost : Charlie Mcclellan
Superviseur effets visuels Weta Digital : Dan Lemmon

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de

remerciements à
Olivier Lebraud
logos, textes & photos © www.snd-films.com
 

Publié dans PRÉSENTATIONS

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