* Bons baisers de Bruges

Publié le par 67-ciné.gi 2008











Bons baisers de Bruges policier de Martin McDonagh


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avec :
Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes, Clemence Poesy, Jeremie Renier, Eric Godon, Jordan Prentice et Thekla Reuten


durée : 1h41
sortie le 25 juin 2008

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Synopsis
Après un contrat qui a mal tourné à Londres, deux tueurs à gages reçoivent l’ordre d’aller se faire oublier quelque temps à Bruges.
Ray est rongé par son échec et déteste la ville, ses canaux, ses rues pavées et ses touristes. Ken, tout en gardant un oeil paternaliste sur son jeune collègue, se laisse gagner par le calme et la beauté de la cité.
Alors qu’ils attendent désespérément l’appel de leur employeur, leur séjour forcé les conduit à faire d’étranges rencontres avec des habitants, des touristes, un acteur américain nain tournant un film d’art et essai européen, des prostituées et une jeune femme qui pourrait bien cacher quelques secrets aussi sombres que les leurs…
Quand le patron finit par appeler et demande à l’un des tueurs d’abattre l’autre, les vacances se transforment en une course-poursuite surréaliste dans les rues de la ville…


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Notes de production
L’histoire de Bons baisers de Bruges est née dans l’imagination du réalisateur et scénariste oscarisé Martin McDonagh à l’occasion d’un week-end à Bruges. Située en Belgique, à une heure environ de Bruxelles, Bruges était au Moyen Âge une des plus riches cités marchandes d’Europe. Aujourd’hui, si la ville n’est plus aussi puissante sur le plan économique, son architecture médiévale, ses musées d’art et ses canaux du XIXe siècle en font un site très apprécié des touristes.
Martin McDonagh se souvient : « La première fois que j’ai visité Bruges il y a quatre ans, j’ai éprouvé au sujet de cette ville des sentiments contradictoires. J’ai alors imaginé deux personnages ayant chacun une vision très différente de cette cité, et je me suis mis à écrire sur eux en les mettant en scène dans différents lieux de la ville. »
Le producteur Graham Broadbent raconte : « Le scénario était excellent de la première à la dernière page, tant au niveau de l’histoire et des dialogues que des personnages. Quand on connaît Bruges, on se rend compte que c’est une ville qui a un tel caractère qu’elle pouvait effectivement être un personnage à part entière dans cette histoire. C’est une ville magnifique et pittoresque qui possède une ambiance très particulière. Quel que soit l’endroit où vous filmiez, les images sont toujours extraordinaires. »
Ralph Fiennes, l’interprète de Harry, patron de Ray et Ken, commente : « L’impatience des personnages contraste à merveille avec le calme de cette ancienne et superbe ville européenne. Martin McDonagh a un regard, une écriture particulière, il possède aussi un humour délicat dans sa manière de traiter ses personnages. C’est un réalisateur très intelligent et généreux. »
Moins d’un an après la rencontre de Martin McDonagh avec les producteurs, Focus Features avait donné son accord pour produire le film et le casting était sur le point de s’achever. De plus, la ville de Bruges - « La Venise du Nord » comme on la surnomme - acceptait avec plaisir d’accueillir toute l’équipe et les acteurs. Graham Broadbent note : « Nous avons eu accès à presque tous les endroits qui figuraient dans le scénario. Le maire, l’office du tourisme et la Commission du Film ont tout fait pour que nous puissions tourner dans les meilleures conditions possibles. »
Brendon Gleeson raconte en souriant : « Quand j’ai rencontré le maire de Bruges à notre arrivée, je l’ai remercié pour ses fabuleux décors, parce qu’on dirait vraiment que la ville a été construite pour servir de décor de rêve à un film ! C’est un endroit magnifique et incroyablement romantique. »
Martin McDonagh observe : « Plus l’histoire avance, plus la ville dévoile son côté sombre et gothique. On commence à le percevoir dans les scènes de nuit, comme celle où Ray tombe par hasard sur le décor d’un film d’art et d’essai, inspiré d’un tableau de Jérôme Bosch. »
Le chef décorateur Michael Carlin ajoute : « En fait, ce décor rappelle le triptyque du Jugement dernier de Bosch, dont Ray aperçoit des détails partout en ville après l’avoir vu dans un musée avec Ken. Dans ce film, Bruges est un personnage à part entière qui évolue avec l’histoire. Au début, c’est une ville sympathique et accueillante, mais elle devient vite presque aussi sinistre que Harry, le personnage de Ralph Fiennes, et elle ne fait que renforcer les inquiétudes de Ray. »

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Ray et Ken
Colin Farrell, qui joue Ray, se souvient : « J’ai beaucoup ri en lisant le scénario, mais j’ai aussi été très touché par les personnages. Je n’avais jamais rien lu d’aussi bon. C’était tout simplement brillant ; les personnages, l’histoire, les dialogues, tout était excellent et très original. »
Martin McDonagh confie : « Je n’ai pas écrit les personnages pour des acteurs en particulier. A l’origine, Ray et Ken étaient des Londoniens. Quand Colin Farrell et Brendan Gleeson ont accepté les rôles, j’ai modifié quelques détails pour en faire des Irlandais. Ainsi, tout semblait aller de soi, cela expliquait mieux leur amitié et leur antagonisme avec Harry, qui est, lui, londonien. »
Le scénariste-réalisateur poursuit : « En tant qu’acteur, une des forces de Brendan Gleeson est d’avoir toujours l’air naturel à l’écran, comme s’il improvisait sur l’instant. C’est aussi quelqu’un de très chaleureux, sa gentillesse et sa joie de vivre transparaissent dans tous ses rôles. »
Brendan Gleeson connaissait déjà très bien Martin McDonagh. En plus d’être un grand admirateur de ses pièces, l’acteur avait déjà tourné sous sa direction dans « Six Shooter » qui a reçu l’Oscar 2006 du meilleur court métrage. Brendan Gleeson remarque : « Dans ses pièces comme dans ses scénarios, tous les personnages sont attachants et intéressants. Ses histoires ont une âme. Il peut montrer les pires aspects de l’être humain, avec des dialogues qui peuvent être dénués de toute morale, tout en vous donnant le sentiment de comprendre parfaitement les personnages et en vous faisant vous sentir proche d’eux. Ils sont tous si humains… »


Brendan Gleeson ajoute : « Ray et Ken ne sont pas des anges, et un réalisateur un peu cynique aurait facilement pu en faire des monstres. C’est là que le travail de Martin prend toute sa valeur : aussi inhumains puissent-ils paraître, ce qu’ils font s’inspire directement de ce qui se passe dans le monde tous les jours depuis les prémices de l’humanité. Voir une des oeuvres de Martin, c’est se rendre compte qu’on est incapable de se détacher des personnages et de les regarder à distance, ou de les mépriser. On est forcé de s’engager à leurs côtés, de se sentir concerné par ce qui leur arrive. C’est extrêmement difficile à faire passer en tant que comédien. »
Colin Farrell note : « Ces deux hommes ont une certaine pureté en eux, dans leur humour et leur façon de voir le monde. Bien sûr, ce sont des tueurs, mais ce ne sont pas des monstres pour autant. »
Martin McDonagh ajoute : « Pendant toute l’histoire, les personnages cherchent des réponses, chacun à sa façon. Ce n’est qu’à la fin qu’ils les obtiennent et que les spectateurs peuvent comprendre les raisons de leurs actes, et ce qu’ils ont fait avant d’arriver à Bruges. Ken et Ray ne se connaissaient pas très bien avant le bain de sang de Londres. Leur cohabitation forcée à Bruges, une ville qui leur paraît tellement étrangère, ne se passe pas sans heurts au départ, mais ils apprennent vite à se connaître et deviennent finalement amis. »
Martin McDonagh note : « Ray est un personnage dangereux et imprévisible, mais il est aussi sensible, vulnérable, plein de remords, pessimiste et désespéré. Je savais que Colin Farrell pouvait avoir l’air dangereux et imprévisible à l’écran, mais quand nous avons discuté ensemble du personnage, il m’a montré qu’il était aussi parfaitement capable de jouer les doutes et les remords qui l’assaillent. Il faut beaucoup de courage et de talent pour interpréter un personnage aussi triste et fragile sans tomber dans la mièvrerie et le sentimentalisme. C’était un vrai défi d’acteur que Colin a relevé avec brio. »
Graham Broadbent commente : « Bien que ce soit un film sur des tueurs, la violence, la loyauté et l’honneur, Martin McDonagh souligne aussi très bien l’innocence de ses personnages et l’affection qui se développe entre eux. Dans cette histoire, Ray et Ken se soucient vraiment l’un de l’autre. Au final, ce que Ken offre et se voit offrir n’est rien d’autre qu’une chance d’obtenir la rédemption. C’est pour cette raison que Brendan Gleeson était si important pour le film. Avec son physique puissant et débonnaire, il montre qu’un tueur peut aussi être un homme chaleureux et plein de compassion. »
Brendan Gleeson commente : « S’occuper de Ray permet à Ken d’entrevoir à nouveau un peu de foi et d’espoir en l’avenir, malgré sa longue et sanglante carrière de tueur. Pour le remercier de ce cadeau involontaire, il va tout faire pour protéger son jeune ami. »

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Harry
A propos des relations entre Ken et Harry, Martin McDonagh explique : « Ces deux hommes se connaissent depuis longtemps. Harry est un homme très dangereux, mais il se comporte avec Ken comme avec un ami intime. Les deux hommes ont toujours été loyaux l’un envers l’autre et cela a créé entre eux une réelle confiance. »
Colin Farrell remarque : « Harry est violent et agressif dans sa façon de procéder, mais grâce au talent d’acteur de Ralph Fiennes, on se rend compte que Martin McDonagh a créé un personnage complexe et nuancé qui peut lui aussi être très drôle. »
Ralph Fiennes précise : « Si Harry envoie Ray et Ken à Bruges, c’est aussi parce qu’il cherche le pardon. En les éloignant de Londres, il espère faire taire la culpabilité que ses crimes ont fait naître en lui. »
Martin McDonagh confie : « Pour incarner Harry, je voulais un acteur qui n’ait encore jamais joué l’archétype du gangster londonien d’origine modeste que l’on a vu cent fois. J’avais besoin de quelqu’un pouvant aborder ce personnage d’une façon différente et originale. Je savais que Ralph était capable d’une telle prouesse, mais ce n’est que sur le plateau que j’ai pleinement réalisé à quel point il pouvait être effrayant. »
Graham Broadbent raconte : « Sous les traits de Ralph Fiennes, Harry apparaît comme un dangereux psychopathe, mais aussi comme un homme fidèle à son code d’honneur. Ralph s’est beaucoup amusé avec les dialogues de Martin. Ils ont longuement travaillé tous les deux pour trouver un accent à Harry. »

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Chlo
ë
Clémence Poésy interprète Chloë. Elle déclare : « Chloë est peut-être la seule chose positive dans la vie de Ray. Entre eux, c’est le coup de foudre. Grâce à elle, il réalise qu’il lui reste encore quelque chose, une personne pour qui continuer à vivre. J’ai été conquise par le scénario dès ma première lecture. Je suis tout de suite entrée dans l’univers de Martin, j’ai découvert plein de choses nouvelles. Les dialogues étaient fascinants, ils m’ont donné très envie de jouer dans le film, même un petit rôle. Et puis sur le plateau, Martin plaisante sans cesse et cherche toujours à vous faire participer avec lui au processus créatif. C’est très agréable. »
Colin Farrell précise : « Le travail de Martin ne s’est pas arrêté au texte, il avait déjà réfléchi à toute la mise en scène et à tous les mouvements des personnages. Il sait très bien comment gérer l’espace, comment y placer ses protagonistes. En tant que réalisateur, il est très attentionné et apprécie toutes les étapes de la création d’un film. C’est un vrai passionné. »

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Jimmy
Jordan Prentice interprète Jimmy, un acteur nain américain qui tourne dans un film européen. Il raconte : « Pour Ken et surtout pour Ray, Jimmy ne fait que renforcer la dimension surréaliste de cette ville et de toute cette histoire. Jimmy est un personnage renfrogné et plein de colère, j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer les scènes où il explique ses théories bizarres. C’était un rôle très riche et intéressant à explorer. Martin est un scénariste et un réalisateur très créatif, plein d’entrain, avec juste ce qu’il faut de folie pour que j’adore travailler avec lui. Je retrouve un peu de lui dans la plupart des personnages. »


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Le tournage
Comme il le fait au théâtre, Martin McDonagh a organisé trois semaines de répétitions avec ses comédiens avant le début du tournage. Il raconte : « Colin Farrell et Brendan Gleeson se connaissaient déjà, mais ils n’avaient jamais travaillé ensemble – bien qu’ils en aient eu envie depuis longtemps. Pendant les répétitions, l’entente était parfaite entre eux, ils ont une très grande estime l’un pour l’autre. »
Brendan Gleeson note : « Les répétitions ont été un moment merveilleux. Colin était incroyable, il y avait des jours où je me disais que j’aurais dû payer pour avoir le droit d’assister à un spectacle aussi exceptionnel ! Je suis fier qu’il soit irlandais ! Il s’est aussi très bien entendu avec Martin. Nous avons tellement travaillé pendant ces trois semaines que nous étions tous fin prêts avant même de commencer le tournage. »
Martin McDonagh explique : « Pendant les répétitions, nous avons analysé les personnages et les relations qu’ils entretiennent dans les moindres détails. Nous avons aussi réfléchi aux raisons qui les poussent à dire et faire tout ce qui est écrit dans le script. Tout cela nous a beaucoup aidés, à la fois pour la mise en scène et pour l’interprétation des personnages. »
Clémence Poésy déclare : « Passer trois semaines à répéter était un véritable luxe, mais pour Martin c’était une étape indispensable. Cela nous a permis de faire connaissance et j’ai pu voir comment travaille Colin Farrell avant d’arriver sur le plateau. Il cherche toujours à saisir ce qu’il y a de plus profond et authentique chez son personnage, cela lui permet de jouer à l’instinct dès que la caméra tourne. »
Jérémie Rénier interprète Eirik, le dangereux ex-petit-ami de Chloë. Il commente : « Colin est très instinctif, comme un animal ! De son côté, Martin est méticuleux et pragmatique, ses répétitions m’ont beaucoup aidé parce que c’était mon premier rôle avec autant de texte en anglais. Pour moi, c’était une véritable chance, et puis comme j’habite à Bruxelles je n’étais pas très loin de chez moi. En plus d’être excellent, ce film va faire découvrir Bruges au monde entier. »
Le tournage a débuté début février 2007 et s’est terminé à la fin mars. Plusieurs grosses productions ont déjà été tournées à Bruges, dont Au risque de se perdre de Fred Zinnemann, avec Audrey Hepburn, en 1959, mais jusqu’ici, jamais un film n’avait bénéficié d’un accès aussi large à tous les lieux de la ville.
Graham Broadbent déclare : « Du premier au dernier jour de tournage, toute la ville a fait preuve avec nous d’une gentillesse et d’une bonne volonté formidables. Leur aide a été capitale, alors contrairement aux personnages du film, nous étions tous très reconnaissants et amicaux avec les gens de Bruges. »
Ralph Fiennes se souvient : « Comme toute la ville est piétonne et seulement parcourue par des carrioles tirées par des chevaux, nous pouvions nous déplacer très facilement. Nos véhicules avaient toutes les rues pour eux tout seuls ! »
Martin McDonagh explique : « Tous les décors du film sont des lieux réels de Bruges, cela donne un peu l’impression d’y faire un circuit touristique de deux heures. En regardant le film, je crois que beaucoup de spectateurs seront aussi perplexes que les personnages devant la beauté et l’étrangeté de cette ville. »
Colin Farrell commente : « Cette ville semble être en dehors du monde, elle ne ressemble à aucune autre que je connaisse. »
Martin McDonagh raconte : « A part pour une chapelle, nous avons eu l’autorisation de filmer partout où nous le voulions, en extérieur comme en intérieur. Cela en dit long sur l’aide que nous avons reçue de la part des gens. On voit de très nombreux endroits de la ville dans le film. Parmi ceux que je préfère, il y a l’hôtel de Ken et Ray, qui est en fait celui où je suis descendu la première fois que je suis venu à Bruges. Il y a aussi la place du marché, où beaucoup de choses se passent dans le film, et les canaux où nous avons tourné par une froide matinée où le ciel était d’un bleu magnifique. Par chance, nous avons réussi à filmer nos scènes avant que la brume ne se lève, nous avons fait de très belles images ce jour-là. »
Grâce à leur accès quasi total à toutes les parties de la ville, le cinéaste a tourné dans des lieux que même les habitants de Bruges ne connaissent pas forcément. L’un d’eux est le beffroi de Bruges. Haut de 83 mètres, il faut gravir 366 marches pour atteindre son sommet, d’où on peut admirer toute la ville et la campagne environnante.
Le décor du film dans lequel tournent Chloë et Jimmy a été créé à l’extérieur du musée Gruuthuse, qui abrite de nombreux objets datant du XVe au XIXe siècle. Le musée Groeninge a quant à lui accueilli dans ses murs toute l’équipe pour le tournage d’une conversation entre Ray et Ken à propos du purgatoire.
Le musée Groeninge expose les oeuvres de plusieurs célébrissimes artistes comme Jérôme Bosch, René Magritte, Jan Van Eyck, et bien d’autres. Colin Farrell et Brendan Gleeson ont eu le plaisir d’admirer ces chefs-d’oeuvre entre les prises.
Plusieurs autres endroits de la ville ont aussi servi de décors : le « Lac d’Amour », un chenal entre Bruges et Gand plus connu sous le nom de Minnewater et qui sert maintenant de rendez-vous amoureux, la place Jan Van Eyckplein près du canal Spielgelrei, la gare de Bruges, le restaurant Cafedraal où Ray emmène Chloë dîner, le Diligente Bar où Ken va boire, et la Basilique du Saint-Sang. Dans la Basilique se trouve une chapelle dans laquelle est entreposée la célèbre relique du Saint-Sang. Etant donné l’importance de la relique, le cinéaste n’a pas eu accès à la chapelle et ont tourné dans une autre église qui se trouvait à proximité.
La plupart des intérieurs comme l’appartement de Chloë et celui de Yuri, le contact de Harry, ont été eux aussi tournés à Bruges.
Martin McDonagh conclut : « Qu’ils soient de Bruges ou d’ailleurs, j’espère que les spectateurs aimeront l’histoire à la fois drôle, excitante, pleine de danger, triste, étrange et complexe de Bons baisers de Bruges... »


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Fiche technique
Réalisateur et scénariste : Martin Mcdonagh
Producteurs : Graham Broadbent et Pete Czernin
Producteurs exécutifs : Tessa Ross, Jeff Abberley et Julia Blackman
Producteur délégué : Ronaldo Vasconcellos
Directeur de la photographie : Eigil Bryld
Chef décorateur : Michael Carlin
Chef monteur : Jon Gregory, A.C.E.
Chef costumière : Jany Temime
Compositeur : Carter Burwell
Superviseur de la musique : Karen Elliott
Coproductrice : Sarah Harvey
Distribution des rôles : Jina Jay
Textes : Pascale et Gilles Legardinier

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de

remerciements à
Olivier Lebraud
logos, textes & photos © www.snd-films.com

Publié dans PRÉSENTATIONS

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