* Une histoire de famille

Publié le par 67-ciné.gi 2008











Une histoire de famille comédie dramatique de Helen Hunt

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avec :
Helen Hunt, Bette Midler, Colin Firth, Matthew Broderick, Ben Shankman, Lynn Cohen, John Benjamin Hickey, Salman Rushdie, Daisy Tahan, Tommy Nelson, Stephanie Yankwitt, Lilias White, David Callegati, et dans leur propre rôle Janeane Garofalo, Tim Robbins et Edie Falco


durée : 1h40
sortie le 1er octobre 2008

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Synopsis
Rien ne va plus dans la vie d'April, lorsque Ben lui annonce qu'il la quitte. A 39 ans, pour cette enseignante new-yorkaise, c'est le choc. April fait alors la connaissance de Frank, le père d'un de ses élèves, divorcé depuis peu. Juste au moment où une romance s'amorce entre eux, Ben, pris de remords, décide de renouer avec son ex-épouse. Les choses se compliquent lorsque elle perd sa mère adoptive et voit débarquer une certaine Bernice, exubérante animatrice d'un talk-show télévisé qui prétend être sa mère biologique. Coincée entre deux mères et deux hommes, April va voir sa vie à nouveau bouleversée.


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Notes de production
Tout le monde le sait : dans une vie, les catastrophes comme les bonheurs arrivent par série. Une histoire de famille est l’illustration parfaite de ces périodes que nous avons tous traversées ou que nous traverserons un jour…
Le film joue avec humour sur tous les paradoxes et le côté imprévisible de l’existence. Tiré du best-seller d’Elinor Lipman, il reste fidèle au ton doux-amer et au mélange de drôlerie et de tendresse qui caractérisent le style de la romancière. Actrice et pour la première fois, réalisatrice, Helen Hunt a aussi coécrit et produit le film. Elle y a pour partenaires Matthew Broderick, Colin Firth et Bette Midler, qui fait son retour tant attendu sur le grand écran.
Le personnage central du film, April, interprété par Helen Hunt, rappelle dans l’esprit celui qui a valu à l’actrice un Oscar dans Pour le meilleur et pour le pire de James L. Brooks. April Epner est une institutrice de 39 ans dont la vie bien tranquille bascule brusquement. Un an plus tôt, elle a épousé Ben, interprété par Matthew Broderick, qui enseigne dans la même école qu’elle. Pressée par son horloge biologique, elle s’efforce de tomber enceinte le plus vite possible, bien que cela crée des tensions dans leur couple. Ayant toujours souffert d’être une enfant adoptée malgré l’amour dont elle a été entourée, April refuse d’adopter à son tour quand sa mère le lui suggère. Mais en dépit de tous ses efforts, April ne parvient pas à tomber enceinte. Bientôt, Ben lui annonce qu’il la quitte. Juste au moment où April se dit que les choses ne pourraient pas être pires, sa mère meurt, la laissant sans parent, mari ni enfant.
Sa vie est à nouveau bouleversée quand l’exubérante présentatrice d’un talk-show télévisé cancanier la contacte pour lui annoncer qu’elle est sa mère biologique. Bernice Graves (Bette Midler) est tout le contraire d’April et de sa défunte mère adoptive. Aussi expansive et bavarde qu’April est réservée et taciturne, cette femme fantasque s’invite dans la vie de sa fille et tente de rattraper le temps perdu en la noyant sous un flot de questions et de conseils. La situation se complique encore quand April rencontre le sympathique et séduisant Frank (Colin Firth), le père d’un de ses élèves. Comme April, Frank a récemment été abandonné par sa femme et considère l’amour avec autant de désillusion que d’envie. Rapidement, tous deux découvrent qu’ils sont faits pour s’entendre. Au moment où une romance s’amorce entre eux, April découvre qu’elle est enceinte de Ben… Une fois de plus, sa vie se retrouve sens dessus dessous… et ce n’est pas fini !


Tout comme son histoire, le parcours jusque sur les écrans de Une histoire de famille illustre à la perfection le fait que la vie est imprévisible et jamais avare de surprises. Helen Hunt a essayé de monter ce projet pendant dix ans, et sa gestation a été difficile et contrariée. Then she found me, le premier roman d’Elinor Lipman, a été publié en 1990. Ses droits d’adaptation au cinéma ont été proposés à certains producteurs d’Hollywood alors qu’il n’était encore qu’un manuscrit. Intéressée par l’histoire et désirant jouer April, Sigourney Weaver et sa société de production prirent une option dessus en 1989. Dès sa sortie en librairie, le roman reçut d’excellentes critiques, et éveilla l’intérêt de plusieurs studios, producteurs et actrices. Mais Sigourney Weaver ne désirait pas abandonner ses droits d’adaptation.
En 1990, durant les vacances de Thanksgiving, Connie Tavel, l’associée à la production d’Helen Hunt, reçut en cadeau le roman d’Elinor Lipman. Après avoir dévoré le livre en une nuit, elle fut persuadée que son histoire et son personnage principal étaient parfaits pour Helen Hunt. Le lisant à son tour, Helen Hunt fut elle aussi conquise. En apprenant que Sigourney Weaver en possédait les droits, elle demanda si elle pouvait participer au projet en tant que productrice ou actrice, mais la réponse fut négative. Sigourney Weaver continuait d’assurer à Elinor Lipman qu’elle allait faire le film, mais presque dix ans plus tard, aucune date de production n’était annoncée. En 1998, Helen Hunt remporta l’Oscar de la meilleure actrice pour sa prestation dans Pour le meilleur et pour le pire de James L. Brooks. Elle acquit soudain plus de poids à Hollywood. Avec Connie Tavel, elle réussit finalement à acquérir les droits du roman, et assura alors à Elinor Lipman que cette fois, le film allait effectivement se faire, même si la tâche s’annonçait difficile.
Helen Hunt confie : « J’aimais beaucoup le fait que les personnages du roman soient tous un peu fous, mais trouver le juste équilibre pour qu’ils ne paraissent ni trop ordinaires ni trop extraordinaires n’a pas été facile. » Pour y parvenir et éviter les écueils qui avaient voué à l’échec les précédentes tentatives d’adaptation du roman, Helen Hunt a travaillé cinq ans sur la réécriture du scénario.
Alors que le livre d’Elinor Lipman se concentrait presque exclusivement sur la relation insolite entre April et sa mère, Helen Hunt voulait aborder la totalité les relations d’April, dont celles avec les hommes. Dans le roman, Bernice passe son temps à refaire la vie et la garde-robe de sa fille tout en lui cherchant un nouveau compagnon, mais cet homme est peu présent dans l’histoire – il s’agit d’un bibliothécaire qui travaille dans l’école d’April. Dans le film, Frank, le personnage interprété par Colin Firth, est une création complète d’Helen Hunt, qui a réussi à en faire un personnage fort plutôt qu’un pauvre type abandonné par sa femme.
Le désir d’enfant d’April est aussi un élément important ajouté par Helen Hunt. Cette idée n’aurait peut-être pas eu autant d’importance si elle avait dû jouer le rôle en 1990, mais ayant elle-même la quarantaine, Helen Hunt a pensé que cela pouvait être un problème pressant et très intéressant pour son personnage. Le refus d’adopter d’April, ses difficultés à concevoir un enfant, et l’ironie de tomber amoureuse de celui qu’elle a toujours attendu tout en découvrant qu’elle est enceinte de celui qui l’a abandonnée, constituent une part si importante de l’histoire que la plupart des spectateurs seront surpris d’apprendre qu’elle ne fait pas vraiment partie du roman. Et pourtant, ces ajouts s’intègrent de façon homogène dans l’histoire originale d’Elinor Lipman, qui parle des différentes formes que peut prendre l’amour, et de ce que cela signifie d’être mère.
Pour Elinor Lipman, ces cinq années de silence signifiaient qu’une fois encore, il n’y aurait pas de film. Quand son roman a été publié, son fils était en cours préparatoire. Plusieurs années plus tard, il était devenu un jeune diplômé d’université qui venait de déménager pour travailler au service courrier d’une des plus grandes agences artistiques de Los Angeles. Un jour, ce dernier a eu la surprise de découvrir un email interne dont l’intitulé était « Une histoire de famille sera produit, réalisé et interprété par Helen Hunt ». Après avoir appris la nouvelle par son fils au téléphone, Elinor Lipman contacta Connie Tavel, qui lui confirma que la production allait bien commencer avec Helen Hunt en tant qu’actrice et réalisatrice.


Helen Hunt raconte : « J’avais déjà réalisé quelques épisodes de ma série télévisée, Dingue de toi, mais cela faisait longtemps que j’avais envie de passer à la réalisation d’un long métrage. Je ne me suis pas précipitée sur n’importe quel projet parce que je voulais une histoire qui me touche personnellement. Pour moi c’était important parce que je pense qu’un film ne peut être bon que si son réalisateur s’intéresse vraiment à son histoire. Au cours du long processus de réécriture du scénario, l’histoire de Une histoire de famille a pris de plus en plus d’importance dans ma vie et de nouveaux personnages ont fini par naître dans mon esprit. Plus j’avançais dans mon travail, plus il devenait évident qu’il serait plus difficile d’expliquer ma vision de l’histoire à un autre réalisateur que de réaliser le film moi-même... Je m’étais toujours juré de ne jamais faire comme beaucoup d’acteurs qui jouent dans les films qu’ils réalisent, mais au final il n’y avait pas d’autre solution ! Pour créer le film que j’avais en tête, je devais à la fois jouer April et passer derrière la caméra. »
Helen Hunt poursuit : « Au final, participer à ce projet en tant qu’actrice et réalisatrice a plus été un avantage qu’un inconvénient. Etant donné notre petit budget et le peu de jours de tournage dont nous disposions, ce film n’aurait jamais pu voir le jour autrement. Trouver l’argent a été incroyablement difficile et cela nous a pris énormément de temps. Quand nous avons compris que seul le cinéma indépendant pouvait soutenir notre projet, je me suis associée avec Killer Films, une célèbre société de production new-yorkaise. J’avais déjà rencontré Christine Vachon en tant qu’actrice pour voir si elle n’avait pas un rôle pour moi dans un film. Je lui ai demandé de lire le scénario, et immédiatement après elle m’a dit : On adore. On veut faire ce film. Ils ont trouvé le financement et ont organisé un planning de 27 jours de tournage. Je n’ai reçu qu’un tout petit cachet, mais cela m’a permis de faire ce film avec les acteurs que je voulais sans que personne ne vienne me dire quoi faire. »
Helen Hunt ajoute : « Tourner ce film de façon indépendante avec un petit budget m’a permis de rester fidèle à mon histoire et à sa tonalité spécifique. J’aime beaucoup les comédies qui parlent de sujets difficiles. C’est un mélange que j’adore. J’ai été très influencée par James L. Brooks, le réalisateur de Pour le meilleur et pour le pire. Il réalise exactement le genre de films qui me touchent et que j’aime voir. Avec lui, j’ai appris que quand vous restez fidèle à l’idée centrale de votre film, tous les éléments de l’histoire se mettent en place naturellement. Avec ce film, mon idée était qu’on ne peut pas vraiment tomber amoureux tant qu’on n’a pas pardonné d’avoir été trahi. Une histoire de famille parle de trahison, d’adoption et de l’envie d’avoir un enfant, d’amour et de coeurs brisés, mais c’est aussi une comédie drôle et rafraîchissante, aussi pleine de surprises que la vie... »


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Fiche technique
Réalisatrice : Helen Hunt
Scénaristes : Alice Arlen, Victor Levin et Helen Hunt
D’après le roman : Then she found me d’Elinor Lipman
Directeur de la photographie : Stephen Beatrice
Chef décorateur : Bernard Tesley, C.s.a.
Distribution des rôles : Pam Wise
Chef monteuse : Donna Zakowska
Chef costumière : Mary Ramos
Consultante musique, compositeur : David Mansfield
Productrices : Pam Koeffler, Katie Roumel, Christine Vachon, Connie Tavel et Helen Hunt
Producteurs exécutifs : John Wells, Chip Signore, Louise Goodsill, Ralph Kamp, Walter Josten, Jeff Geoffray et Howard Behar
Productrice associée : Moon Blauner et Matthew Myers
Coproducteur : Peter Donahue

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de

remerciements à
Olivier Lebraud
logos, textes & photos © www.snd-films.com

Publié dans PRÉSENTATIONS

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