* There will be blood

Publié le par 67-ciné.gi 2008

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There will be blood drame de Paul Thomas Anderson

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avec :
Daniel Day-Lewis, Martin Stringer, Matthew Braden Stringer, Jacob Stringer, Joseph Mussey, Barry Del Sherman, Harrison Taylor, Stockton Taylor, Paul F. Tompkins, Dillon Freasier, Kevin Breznahan, Jim Meskimen, Erica Sullivan, Randall Carver, Coco Leigh, Paul Dano, Ciarán Hinds, Sydney Mccallister, David Willis, Christine Olejniczak, Kellie Hill, Paul Dano, James Downey, Dan Swallow, Robert Arber, Bob Bell, David Williams, Joy Rawls, Louise Gregg , Amber Roberts, John W. Watts, Robert Caroline, Barry Bruce, Irene G. Hunter, Hope Elizabeth Reeves, John Chitwood, Kevin J. O’connor, David Warshofsky, Tom Doyle, Colton Woodward, John Burton, Hans Howes, Robert Barge, Ronald Krut, Huey Rhudy, Steven Barr, Robert Hills, Colleen Foy, Russell Harvard, Reverend Bob Bock, Vince Froio et Phil Shelly

durée : 2h38
sortie le 27 février 2008

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Synopsis
Lorsque Daniel Plainview entend parler d’une petite ville de californie où l’on dit qu’un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d’aller tenter sa chance et part avec son fils, H.W., à Little Boston.
Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l’unique distraction est l’église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire.
Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant : les tensions s’intensifient, les conflits éclatent et les valeurs humaines comme l’amour, l’espoir, le sens de la communauté, les croyances, l’ambition et même les liens entre père et fils sont mis en péril par la corruption, la trahison… Et le pétrole.

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Notes de production
There Will Be Blood est une fresque épique qui nous plonge au coeur d’une saga familiale, entre foi et pouvoir, dans la fièvre de la découverte de l’or noir. Alors que les premiers puit de pétrole surgissent, un pauvre mineur élevant seul son fils va forcer le destin et devenir un magnat du pétrole… Il s’inscrit dans la grande tradition des films américains où s’entremêlent des thèmes majeurs comme l’ambition, la fortune, la famille et l’attrait magnétique qu’exerce l’Ouest. Le cinquième film de Paul Thomas Anderson nous entraîne dans la Californie de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, une Californie remarquablement vivante, rude et vraie, pour raconter le destin d’un homme et les changements qu’il va apporter à toute une ville. Ouvrier pauvre et sans avenir, cet homme va devenir un magnat du pétrole à l’image de ces pionniers que furent Edward Doheny et John Rockefeller. En apportant le progrès et la richesse à une terre qui ne les avait jamais connus, il risquera son âme… Le charme et le désir obsessionnel de réussite de Daniel Plainview, incarné par Daniel Day-Lewis, vont semer le chaos sur Little Boston, une petite ville du centre de la Californie. Alors que le pétrole jaillit du coeur de la terre, Plainview va faire souffler un vent de changement fondamental sur cette enclave oubliée du progrès. Les certitudesdes hommes et leurs valeurs, la foi, l’espoir, l’amour et le travail, vont se heurter de plein fouet au cynisme, à l’ambition, à la séduction et à une monstrueuse corruption…

Les débuts de l’aventure
Nommé à deux reprises à l’Oscar, Paul Thomas Anderson a déjà réalisé quatre films se déroulant dans l’Ouest américain, chacun se révélant une exploration spécifique de cette région. Hard eight, le premier, était un thriller criminel se déroulant dans le milieu des casinos de Las Vegas. Boogie nights portait un regard pluriel sur l’industrie du film porno. Magnolia était un conte dramatique sur l’agonie d’un homme, un soir d’été, dans la vallée de San Fernando, et Punch-drunk love, ivre d’amour une vision originale sur la comédie romantique. Avec There will be blood, le réalisateur s’aventure pour la première fois aux origines de la Californie, quand le pétrole était la force de cette terre et qu’il attirait des hommes assoiffés de pouvoir et de réussite…
Tout a commencé avec le roman d’Upton Sinclair de 1927, Oil ! / There Will Be Blood, même si l’histoire du film a suivi par la suite son propre chemin. Alors qu’il se trouvait à Londres et avait le mal du pays, Paul Thomas Anderson tomba sur ce livre par hasard dans une librairie. Son sujet et son cadre l’attirèrent instantanément. En le lisant, il fut tout de suite fasciné par la manière dont Sinclair dépeignait cette Californie d’un temps où des prospecteurs prêts à courir tous les risques modifiaient par leurs derricks et leurs champs de pétrole un paysage jusque-là rural. Paul Thomas Anderson explique : « Le roman se déroule dans la région de Signal Hill que je connais très bien, et cette partie de l’histoire de la Californie m’a toujours intéressé. Lire le roman a été une expérience palpitante. »
Upton Sinclair est davantage connu pour son roman de 1907 La Jungle, un brûlot dénonçant le scandale de l’abattage des animaux et du conditionnement de la viande dans les abattoirs de Chicago. La Jungle eut des répercussions telles qu’il entraîna la réforme de l’industrie alimentaire américaine. Vingt ans plus tard, Sinclair écrivit une histoire épique destinée elle aussi à enquêter sur la corruption et l’exploitation au coeur de la jeune industrie pétrolière américaine. Situé en Californie, There will be blood raconte les relations d’un millionnaire ayant fait fortune dans le pétrole nommé J. Arnold Ross - inspiré par les plus puissants magnats du pétrole de l’époque, dont Edward Doheny - avec le fils qu’il espère voir reprendre la florissante affaire familiale. Mais son fils se rebelle et se met à fédérer les ouvriers du pétrole avec l’aide d’une famille de fondamentalistes à laquelle appartient un jeune prêcheur charismatique et assoiffé de pouvoir, Eli Watkins.
Paul Thomas Anderson a d’abord été inspiré par les 150 premières pages de ce roman qui en compte 500, dans lesquelles l’auteur se penche avec un luxe de détails sur la pénible existence des ouvriers et prospecteurs de pétrole. Il a aussi eu envie d’explorer le thème de la cupidité en conflit avec l’idéalisme spirituel débridé, et leurs conséquences insidieuses. À partir de cette base, il a créé ses propres personnages, Daniel Plainview et Eli Sunday.
Le scénariste-réalisateur a alors entamé des recherches approfondies. Il est allé visiter les musées du pétrole qui émaillent la Californie, et a laissé les nombreuses photos de l’époque, riches en atmosphère, nourrir son imagination.
Paul Thomas Anderson confie : « Quand on regarde tous ces clichés étonnants, on est pris de vertige. Ils donnent vraiment l’impression de plonger dans la vie des gens. L’histoire est encore très présente dans les régions pétrolières autour de Bakersfield, il y a là-bas les petits-fils des ouvriers qui travaillaient sur les puits, et le folklore est très riche. Nous avons fait beaucoup de recherches, je suis redevenu un étudiant. C’était formidable. »

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Paul Thomas Anderson a lu de nombreux livres, notamment The Dark Side of Fortune, une biographie d’Edward Doheny écrite par Margaret Leslie Davis. Fils d’immigrants vivant péniblement sur une mine d’argent de Silver City, au Nouveau Mexique, Doheny est devenu riche et puissant. Cet homme corrompu et avide a été le premier grand magnat du pétrole de Californie. Sur les traces de Doheny, Paul Thomas Anderson a fait le voyage jusqu’à Silver City, se plongeant dans les vieilles photographies et les journaux jaunis de cette période dont regorgent les bibliothèques et les musées. Mélangeant les faits historiques, les descriptions de paysages et la nature concrète du travail qui consiste à tirer de la terre cette substance précieuse, Paul Thomas Anderson a méticuleusement construit son scénario.
Paul Thomas Anderson commente : « Le moment est alors arrivé où il a fallu sortir la tête de mes livres et prendre la route pour de bon. »
Paul Thomas Anderson a donc fait appel à ses partenaires de longue date, JoAnne Sellar et Daniel Lupi. JoAnne Sellar se souvient : « Paul voulait faire quelque chose de complètement différent de ses films précédents et de ce qu’on avait pu voir sur le sujet. Il était viscéralement attiré par cet univers, et même si je savais que ce serait notre plus grand défi à ce jour, nous étions partants pour tenter l’aventure. »
Elle poursuit : « Paul avait envoyé son scénario à Daniel Day-Lewis alors qu’il était terminé aux trois-quarts, et Daniel a tout de suite eu envie de faire le film. C’était fantastique, parce que je ne sais pas si Paul aurait fait ce film sans lui. Nous avions un scénario, nous avions Daniel, il ne manquait plus qu’à trouver comment faire ce film concrètement… »

Les personnages
Daniel PAINVIEW
S’inspirant de toutes ses recherches sur l’époque et la géographie des lieux, Paul Thomas Anderson a imaginé Daniel Plainview comme un homme silencieux et indépendant, dès l’enfance façonné par la lutte pour la survie et la volonté farouche de s’en sortir. Cet homme se retrouve soudain investi d’un énorme pouvoir après avoir découvert du pétrole, une situation à laquelle il n’est pas préparé et qui sera source de chaos et de doutes.
Lorsque Daniel Day-Lewis est arrivé sur le projet, Daniel Plainview s’est soudain mis à exister, avec une profondeur de caractère oscillant entre l’humour noir et la folie la plus terrifiante, et la capacité de passer d’une surprenante tendresse à des explosions de colère redoutables. Daniel Day-Lewis est considéré comme l’un des acteurs les plus doués de sa génération. Jim Sheridan, qui l’a dirigé à plusieurs reprises, notamment dans My left foot qui lui a valu son Oscar, confiait au New York Times : « Daniel Day-Lewis aurait l’impression de se trahir lui-même s’il ne se donnait pas à 100%. L’oubli total de soi est impossible, mais dans son travail, il en est plus proche que n’importe quel autre acteur au monde. »
Deux années se sont écoulées entre le moment où Daniel Day-Lewis a accepté le rôle et le début du tournage, ce qui lui a donné le temps de se documenter et d’explorer les failles et l’âme de son personnage. Il s’est avoué fasciné par la brutalité et la nature primitive de l’extraction du pétrole et par les rêves fiévreux qu’elle a inspiré aux hommes. Il a étudié en profondeur Donehy et d’autres magnats de l’époque. Par la suite, sur le plateau, il a totalement habité son personnage, de manière si intense que cela en devenait parfois un peu effrayant, selon les propres mots de Paul Thomas Anderson. Celui-ci déclare : « C’est un privilège de travailler avec Daniel Day-Lewis - peu de réalisateurs ont eu cette chance. Il a fallu que je trouve le courage de le lui demander, mais j’ai toujours su au fond de moi qu’il n’y avait qu’un seul acteur capable de tenir ce rôle-là. »
Paul Dano, qui joue Eli Sunday, l’ennemi de Plainview, a eu l’occasion d’admirer chaque jour sur le plateau le savoir-faire de Daniel Day-Lewis. « Il m’a constamment époustouflé, raconte-t-il. Jour après jour, il me stupéfiait toujours autant. Je ne sais pas où il puise tout ce qu’il sort de lui, mais c’est un mystère aussi fascinant qu’impressionnant. »
La puissance et l’authenticité de l’interprétation de Daniel Day-Lewis confèrent sa force au film mais restent mystérieuses même pour ceux qui en ont été témoins. JoAnne Sellar commente : « Je voyais quelque chose de nouveau dans l’interprétation de Daniel chaque jour. C’était stupéfiant. »
Il serait facile de conclure que There will be blood repose sur les épaules de Daniel Day-Lewis et de Paul Dano, mais Paul Thomas Anderson souligne que le film tire autant sa force des rôles secondaires et des figurants. Beaucoup de ces derniers ont été choisis parmi des habitants de l’ouest du Texas n’étant pas acteurs. Cela apporte une rudesse, une authenticité qui accentue le propos du film et s’harmonise à la perfection avec la capacité de Daniel Day-Lewis à se fondre dans son rôle. Paul Thomas Anderson explique : « Sans exagérer, je suis convaincu qu’un film vit ou meurt grâce à ses figurants. Les gens du coin que l’on voit à l’image ont ce parfum de Texas qui ne s’invente pas, qui ne peut naître que du fait d’avoir vécu là-bas toute sa vie. Ce sont des gens généreux de leur temps et de leur humanité. Je suis très fier du travail qu’ils ont accompli. Vous pouvez avoir un immense acteur comme Daniel Day-Lewis, si jamais la personne face à lui semble fausse, elle devient une distraction et le film est par terre… »

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Eli SUNDAY
Lorsque Daniel Plainview arrive à Little Boston, il comprend rapidement que son plus grand adversaire sera Eli Sunday. Derrière une apparence enfantine, cet homme est un prêcheur fervent, charismatique et plein de vigueur, qui entend bien rassembler autour de lui une congrégation aussi nombreuse que dévouée. Il sait que sa paroisse est menacée par l’arrivée du pétrole et son cortège de richesse.
C’est Paul Dano qui interprète ce personnage, après avoir été très remarqué pour son rôle d’adolescent révolté dans Little miss sunshine. Avec ce personnage de prédicateur, il incarne un jeune homme tourmenté par des conflits intérieurs, écartelé entre le besoin d’être aimé et son aspiration à être un homme de Dieu.
Pour Paul Dano, la force du personnage d’Eli réside dans la parole : son charisme se révèle à travers ses monologues fougueux et colorés. L’acteur explique : « Je me suis assez amusé avec ce personnage parce qu’il aime parler, il a un véritable amour du langage et il est assez pompeux. Pour le cerner, j’ai fait une sorte d’osmose entre ce qu’avait écrit Paul, mes recherches, les photos que j’ai étudiées et la Bible que j’ai relue. Tout cela a joué au niveau du subconscient pour l’alimenter. » Paul Dano poursuit : « Je trouve fascinants le pouvoir et le danger des prédicateurs évangélistes. J’ai étudié la vie et le style de beaucoup d’entre eux. Ce sont souvent des gens à la voix douce, mais ils ont cette flamme qu’ils libèrent en chaire ou sur scène et qui captive leur public. Ils ont un charisme très puissant, c’est une forme de séduction, et voir des gens réagir aussi puissamment est enivrant. Mais je pense aussi qu’une fois que vous disposez de ce pouvoir, de ce contrôle sur les gens, vous êtes tenté de l’utiliser au risque d’y perdre votre sincérité. Exactement comme Daniel, qui aime le pouvoir, je crois qu’Eli aime être le centre de l’attention, et c’est pour cette raison qu’ils vont se livrer un combat farouche. »
Paul Thomas Anderson a été particulièrement heureux de la relation de travail qui s’est établie entre Paul Dano et Daniel Day-Lewis, qui avaient déjà tourné ensemble le film de Rebecca Miller The ballad of Jack and Rose. Il déclare : « Non seulement Paul était familier de la façon de travailler de Daniel, mais il était en plus très à la hauteur ! Il avait l’assurance et la confiance en lui nécessaires pour faire face à Daniel. En dépit de la relation formidablement tendue entre leurs personnages, ils ont éprouvé un plaisir mutuel à travailler l’un avec l’autre. Il fallait qu’ils se sentent vraiment en confiance parce que les choses pouvaient potentiellement devenir difficiles à contrôler - et il est effectivement arrivé qu’elles le soient. » JoAnne Sellar ajoute : « Ils gardaient leurs distances l’un avec l’autre et entretenaient une certaine rivalité sur le plateau. »
L’affrontement de plus en plus intense entre Eli et Plainview connaît son apogée lors d’une scène explosive. Paul Dano se souvient : « Quand nous avons tourné cette scène dans la salle de bowling de la demeure de Plainview, l’atmosphère est restée changeante et imprévisible. Cela commence par être assez amusant, puis cela s’assombrit et devient dense en émotion, avant de devenir carrément effrayant. Nous l’avons jouée sans nous poser de limites et soudain, je me suis retrouvé à esquiver des boules de bowling, Daniel marchait sur moi, très fort, très menaçant. Ce fut un moment très intense, épuisant et par moments, réellement terrifiant. »

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Une brève histoire du pétrole Californien
Longtemps, la principale industrie d’exportation de la Californie a été, juste derrière le cinéma, le pétrole. Cet État est certainement moins célèbre que le Texas pour ses ressources pétrolières, mais la croissance rapide de l’industrie du pétrole au tout début du XXe siècle a joué un rôle central dans le développement de la région. Cette soudaine richesse a fait de la Californie une terre de rêve pour beaucoup.
Le paysage géologique changeant de la Californie a forgé au cours des millénaires des gisements de pétrole naturels, telles les nappes fossiles des puits d’asphalte de La Brea. À l’époque où arrivèrent les colons espagnols, dans les années 1500, les Indiens récupéraient déjà le pétrole bouillonnant issu du sol, l’asphalte, pour étancher les canoés, les paniers et tout ce qui avait besoin de résister à l’eau. Les nouveaux colons se mirent eux aussi à utiliser cette matière et en 1850, le général Andreas Pico, frère du dernier gouverneur mexicain de Californie, Pios Pico, a été la première personne en Californie à distiller le pétrole pour l’utiliser dans les lampes à gaz de sa maison, près de Newhall.
La demande pour les produits raffinés a grandi rapidement et avec elle, le besoin d’extraire davantage de pétrole du sol. En 1865, le premier puit faisait son apparition dans une région de la Californie alors peu peuplée et en grande partie agricole, la Central Valley. Il constitua la première d’une série de découvertes qui vit la toute jeune ville de San Francisco connaître une prospérité et une croissance éclair.
En ce temps-là, trouver du pétrole était aussi épuisant que risqué. Forer avec l’équipement primitif de l’époque était difficile, dangereux, et le risque était grand de ne rien trouver. Même si on trouvait du pétrole, les systèmes de câble et les charpentes utilisés pour l’extraction étaient imprévisibles, et si un puit jaillissant s’enflammait, c’était une véritable catastrophe. Le métier exigeait des hommes prêts à courir de grands risques, des aventuriers, et aussi des visionnaires. Ceux qui réussirent devinrent les titans de l’ère industrielle toute neuve de la Californie.
Lorsque du pétrole était découvert dans une nouvelle région, cela engendrait une ruée vers l’or noir : ouvriers, entrepreneurs et autres aspirants à la réussite venus de l’Est se précipitaient, en quête d’opportunités, débarquant nombreux dans de petits hameaux jusque-là paisibles. Beaucoup de villes connurent le choc des cultures tandis qu’industriels, prostituées, joueurs et autres personnages hauts en couleur affluaient soudain en masse. L’une de ces villes fut Summerland, une colonie spirituelle se trouvant non loin de Santa Barbara, qui vit apparaître le premier gisement pétrolifère off-shore de l’hémisphère occidental. Au grand désarroi des habitants, il s’accompagna de nombreux salons et de maisons de jeu… La rancoeur conduisit au sabotage de puits, dont ceux appartenant à l’une des plus grandes fortunes de l’époque, J. Paul Getty.1888 fut l’année où l’on fora le premier puit jaillissant de Californie à haut rendement, le puit Adams n°16, dans le bassin de Ventura. Le puit fut foré par un prédécesseur de l’Union Oil Company et prouva l’indéniable potentiel de la Californie en matière de ressources pétrolières.
En 1892, année de naissance de l’automobile, Edward Doheny, un homme qui voyageait beaucoup, découvrit du pétrole près de ce qui est à présent le Dodger Stadium à Los Angeles. En cinq ans, il fit creuser plus de 500 puits, amassant l’une des fortunes les plus considérables d’Amérique. Parmi les autres grands magnats du pétrole de l’époque figurent aussi John Rockefeller, qui fonda Standard Oil, la société mère de Chevron, acteur dominant de l’économie pétrolière. Upton Sinclair, l’auteur de Oil !/There will be blood, contribuera par la suite à organiser des manifestations contre les Rockefeller et leurs pratiques anti-syndicales.
Au tournant du siècle, le boom du pétrole californien battait son plein, particulièrement dans la vallée de San Joaquin. En 1910, le plus grand puit jaillissant de l’histoire de la Californie, le Lakeview Gusher, commença à donner au rythme incroyable de 125 000 barils par jour. La même année, la production de pétrole de cet Etat atteignait le chiffre record de 77 millions de barils. À cette époque, la Californie produisait pas moins de 70 % du pétrole utilisé dans le monde !
Le grand boom pétrolier californien ne dura pourtant qu’une dizaine d’années avant que le flot ne commence à se tarir. Les forages continuèrent, et continuent toujours de nos jours, mais au moment où la Grande Dépression frappa le pays, la plupart des grandes exploitations et des puits étaient à sec et avaient été abandonnés. La recherche de pétrole, plus vital que jamais dans une société en pleine évolution industrielle et automobile, s’était déplacée vers d’autres pays. Ce fut le début des multinationales du pétrole…

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Fiche technique
Scénario et réalisation : Paul Thomas Anderson
D’après le livre Oil ! de Upton Sinclair
Producteurs : Joanne Sellar, Paul Thomas Anderson et Daniel Lupi
Producteurs exécutifs : Scott Rudin, Eric Schlosser et David Williams
Directeur de la photographie : Robert Elswit, Asc
Chef décorateur : Jack Fisk
Chef monteur : Dylan Tichenor, A.C.E.
Chef costumier : Mark Bridges
Musique originale composée par Jonny Greenwood
Distribution des rôles : Cassandra Kulukundis
Administrateur de production : Daniel Lupi
1er assistant réalisateur : Adam Somner
Superviseur de production : Will Weiske
Directeur artistique : David Crank
Décorateur de plateau : Carl Stensel
Coordinateur département artistique : Jourdan Henderson
Storyboard : P.k. MacCarthy
Caméraman / opérateur Steadicam : Colin Anderson
Supervision du script : Anna Rane
Ingénieur du son : John Pritchett, C.A.S.
Ingénieurs du son mixage : Michael Semanick et Tom Johnson
Chef éclairagiste : Robby Baumgartner
Chef machiniste : Joseph Dianda
Régisseur d’extérieurs : S. Todd Christensen
Coordinatrice de production : Karen Wacker
Coordinateur effets spéciaux : Steve Cremin
Supervision des costumes : Eden Coblenz
Chef maquilleur : John Blake
Chef coiffeuse : Linda Flowers
Montage additionnel : Peter McNulty
Superviseurs de postproduction : Erica Frauman et Jamey Pryde
Superviseur de la musique : Linda Cohen
Musique enregistrée chez : Abbey Road Par : Simon Rhodes
Mixée par : Graeme Stewart
Interprétée par : Bbc Concert Orchestra
Sous la direction de : Robert Ziegler
Musique additionnelle enregistrée et mixée chez : Hook End Manor
Enregistrée et mixée par : Graeme Stewart
Interprétée par : The Emperor Quartet, Martin Burgess (violon), Clare Hayes (violon), Fiona Bonds (alto) et William Schofield (violoncelle)
Trios au piano interprétés par : Martin Burgess (violon), Caroline Dale (violoncelle) et Michael Dussek (piano)
Prestations de postproduction son : Skywalker Sound, A Lucasfilm Ltd. Company et Marin County, California
Superviseur montage son : Matthew Wood
Coordinateur construction : Bill Holmquist
Dresseurs : Roy Burger, Gil Dean et Cody Haynes
Dresseur serpent : Jeff "Buzz" Ross Équipe Los Angeles
Coordinateur de production : John B. West
Régisseur d’extérieur : Larry Ring
Décorateur : Anthony D. Parillo
Effets visuels par Digital Backlot
Concepteur effets visuels : Robert Stromberg
Superviseur effets visuels : Paul Graff
Superviseur infographie : Adam Watkins
Productrice effets visuels : Christina Graff
Effets visuels et animation par : Industrial Light & Magic, A Lucasfilm Ltd. Company San Francisco, California
Superviseur effets visuels : Grady Cofer
Producteurs effets visuels : Joy Carmeci et Susan Greenhow
Coordinatrice effets visuels : Erin O'Connor
Textes : Pascale & Gilles Legardinier

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de

remerciements à
Aude Thomas, Michael Moulière, Giovanny Lallemand et Martin Butruille
logos, textes & photos © Walt Disney Studios Motion Pictures France www.studiodisney.fr
 
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Publié dans PRÉSENTATIONS

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