* Disco

Publié le par 67-ciné.gi 2008












Disco comédie de Fabien Onteniente

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avec :

Franck Dubosc, Emmanuelle Béart, Gérard Depardieu, Samuel Le Bihan, Abbès Zahmani, Annie Cordy, Isabelle Nanty, François-Xavier Demaison, Christine Citti, Chloé Lambert, Danièle Lebrun, Jacques Sereys, Jérôme Le Banner, Chantal Banlier, Christine Paolini, Danièle Gilbert, Julien Courbet et Francis Lalanne


durée : 1h47
sortie le 2 avril 2008
 
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Synopsis
Endetté jusqu’au cou dans une affaire de water bed – des matelas à eau -, Didier Travolta, 40 ans, vit au Havre dans le quartier populaire du Grand Large chez sa maman : Madame Graindorge (Annie Cordy).
Il reçoit une lettre de la mère de son fils Brian, 8 ans, qui vit en Angleterre, lui signifiant qu’il ne pourra pas recevoir le petit cette année s’il n’est pas capable de lui payer des vacances, des vraies vacances, c’est-à-dire loin des Docks, des PMU et des grandes surfaces. Jean-François Jackson (Gérard Depardieu) et son associée «La Baronne» (Isabelle Nanty) viennent de réouvrir le mythique Gin Fizz et de fonder la «Gin Fizz Academy» afin de relancer ce qui fit sa légende, les concours de danse Disco.
Le premier prix : un voyage de deux semaines pour deux personnes en Australie, au pays des kangourous. Didier Travolta décide alors de rechausser les boots et de reformer son trio de danse, celui qui faisait mal dans les années 80 dans la région du Havre : les BEE KINGS. Le disco est de retour !
Après avoir retrouvé et décidé ses anciens partenaires, Neuneuil (Abbès Zahmani), vendeur chez Darty et Walter (Samuel Le Bihan), grutier-docker syndicaliste, de reprendre pour la bonne cause le chemin du Dance Floor, Didier Travolta se lance à fond dans l’aventure. Mais les années ont passé. Les BEE KINGS sont rouillés.
Son passeport pour le succès s’appelle France Navarre (Emmanuelle Béart) de retour de New York, professeur de danse classique.


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Franck Dubosc Acteur et scénariste
Thierry Colby : Quand a commencé l’aventure de Disco ?

Franck Dubosc : Fabien et moi avons très vite eu envie de faire un autre film ensemble. Pendant le tournage de Camping, je lui ai raconté que lorsque j’avais 17 ans, je dansais le disco et je me présentais à des concours même si je n’en ai gagné aucun ! L’idée lui a plu et il m’a dit : « Disco, ça me plaît, on le fera après Camping. »

Thierry Colby : Le disco, c’est toute une période de votre vie ?

Franck Dubosc : C’était un peu les années frime ! On arrivait en boîte, sûr de soi, en se disant que tout le monde allait nous regarder… On s’entraînait toute la semaine, il y avait la musique des Bee Gees, les cols ouverts, les pantalons pattes d’éléphant, les petites boots… Je n’emballais pas beaucoup et je ne dansais pas très bien non plus…


Thierry Colby : L’histoire se déroule de nos jours et non pas dans les années disco…

Franck Dubosc : Le disco n’est qu’un prétexte. Fabien a eu la bonne idée de ne pas inscrire l’histoire dans les années 80. C’est une comédie, pas un reportage. Ce qui est drôle, c’est qu’un mec d’aujourd’hui remette un «pattes d’éléphant» et veuille revenir non pas sur ses années disco mais dans un monde qui est le sien.

Thierry Colby : Le film est une comédie sociale, assez proche de la comédie anglaise…

Franck Dubosc : Ce ton-là est venu au fur et à mesure que l’on écrivait. Comme Fabien aime beaucoup les comédies sociales, le scénario tend forcément vers les comédies anglaises. On avait envie de parler des gens simples, comme dans Camping. Et c’est vrai que le film a plus un côté Full Monty que Podium. L’histoire d’un papa chômeur qui veut gagner un concours de danse pour emmener son fils en vacances, cela a un côté anglais. Mais côté français, le ciel est bleu…

Thierry Colby : Parlons un peu de Didier Graindorge. Qui est ce personnage ?

Franck Dubosc : Disons qu’il est un peu un cousin de Patrick Chirac. Didier Graindorge, qui va redevenir Didier Travolta, le surnom qu’il avait dans ces années fastes du disco, est un bon gars. Ce qu’on voulait, c’est qu’on l’aime. C’est un chômeur qui aimerait bien faire plaisir à tout le monde. C’est un personnage bourré de tendresse. En fait, c’est un mec « sympathétique ».


Thierry Colby : Et que représentent les Bee Kings dans sa vie ?

Franck Dubosc : C’est tout son passé. Mais ses copains ont aujourd’hui la quarantaine et mènent une autre vie. Et lui, naïvement, va frapper à leur porte en leur disant « Tu viens ? J’ai un concours de danse à faire ». Il y en a un qui prépare un concours pour être chef de rayon chez Darty et l’autre qui est docker en pleine grève. C’est un film qui parle d’amour, à la fois d’amour pour une femme, pour un enfant et pour ses copains.

Thierry Colby : Pour danser aussi bien dans le film, vous avez travaillé pendant plusieurs mois avant le tournage…

Franck Dubosc : Cela a duré trois mois. Je me suis entraîné d’abord trois heures par jour, puis six, c’est-à-dire trois heures avec Abbès Zahmani et Samuel Le Bihan, et trois heures avec Emmanuelle Béart. Au début, c’est rigolo parce qu’on découvre quelque chose de nouveau et puis, au bout d’un moment, ça devient plus difficile… Passer à l’étape chorégraphique, se souvenir des pas, compter les mesures… ce n’est pas évident. On s’est tous fait un petit ventre plat qu’on a bien vite perdu ! Et puis, il y a ensuite la période où l’on commence à voir le résultat, où l’on se dit « Waouh ! Je savais que je pouvais faire ça ! » Nous avions deux coachs, Redha et Marie-Laure, qui nous ont vraiment beaucoup aidés à la fois sur un plan psychologique et physique. Ils ont fait un tellement bon travail avec nous que tout d’un coup, c’est devenu évident. Et puis, ces cours de danse nous ont aussi permis d’être plus complices.

Thierry Colby : C’est la première fois que vous tournez avec Emmanuelle Béart. Que représente-t-elle pour vous ?

Franck Dubosc : C’était assez impressionnant… Emmanuelle est une vraie actrice alors que moi, je me considère plutôt comme un rigolo qui fait l’acteur. Avec Fabien, on avait osé penser à elle en écrivant et lorsqu’on lui a proposé le scénario et qu’elle a aimé, je me suis dit : « C’est incroyable, je vais jouer avec Emmanuelle Béart ! » En plus, elle est arrivée avec une telle humilité… C’est un énorme plaisir de jouer avec elle. Avoir dans le regard une vraie actrice qui, en plus, est une vraie bonne camarade de jeu, c’est très agréable. Emmanuelle m’a avoué qu’elle ne vous connaissait pas avant de faire ce film. Mais dès qu’elle a commencé à jouer avec vous, elle est devenue spectatrice et ne voulait pas se priver du plaisir de vous voir jouer… C’est réciproque et c’est peut-être ce qui fait la magie de notre couple dans le film. Ce qu’on pense qu’elle est et ce qu’on pense que je suis, c’est ce que nos deux personnages tendent à être. Dans la vie, on se dit que l’association Dubosc - Béart ne peut pas fonctionner et on se dit la même chose pour Didier Travolta et France Navarre. On se demande comment il va plaire à cette fille ! Le fait que je sois impressionné par elle et qu’elle soit intriguée par moi, c’était bénéfique pour le film et c’est ce qui fait que le couple fonctionne.

Thierry Colby : Vous avez de nombreux partenaires prestigieux dans Disco, notamment Gérard Depardieu. Vous avez pris un réel plaisir à leur donner la réplique ?

Franck Dubosc : C’était un beau cadeau de jouer avec eux. Gérard est très généreux même si, parfois, il est très taquin ! On a l’impression qu’il sait tellement ce qu’il représente qu’il préfère que l’autre soit meilleur. Et être meilleur, ce n’est quand même pas facile avec lui ! Mais c’était agréable avec les autres aussi… Avec Emmanuelle Béart, Samuel Le Bihan, Abbès Zahmani, Isabelle Nanty, Christine Citti, François-Xavier Demaison, Annie Cordy… Fabien a le don de s’entourer de comédiens qui donnent énormément et je sais que ce n’est pas un hasard. Il est tellement difficile qu’il lui faut vraiment des acteurs qui ont envie de donner…

Thierry Colby : Vous portez le film du début à la fin. Est-ce une lourde responsabilité ?

Franck Dubosc : Pas vraiment… Bien sûr, Didier Graindorge est le personnage central, mais tous les seconds rôles sont importants. Je vous assure qu’être capitaine avec une équipe de Depardieu, Le Bihan, Béart et tous les autres, ça aide énormément ! Je sais que je peux courir et dire à un moment donné : « Les gars, je suis essoufflé, allez-y ! ». Ce qui était fatigant, c’était de tourner tous les jours, surtout les scènes de danse.

Thierry Colby : Avec Fabien Onteniente, on a l’impression d’un accord parfait…

Franck Dubosc : C’est notre deuxième film et la connivence était déjà là. On va plus vite sauf qu’il en demande un peu plus, forcément ! On s’entend vraiment bien. On a le même désir de plaire au public. On aime le film du dimanche soir, le bon film populaire. Comme moi, il aime les gens simples. Normal, c’est le milieu d’où l’on vient. Et puis, avec Fabien, on rit des mêmes choses, donc ça va très vite.

Thierry Colby : L’histoire se déroule au Havre. Vous qui êtes normand, j’imagine que cela vous a particulièrement touché…

Franck Dubosc : Oui, bien sûr. Je connaissais bien les docks d’abord parce que mon père était déclarant en douane à Rouen, et ensuite parce que mes premiers boulots, c’était sur les docks. Ce qui est bien dans Disco, c’est l’antinomie : le disco avec les docks, Emmanuelle Béart avec Dubosc… C’est cette confrontation qui fait que c’est explosif et que ça bouge ! Tout le monde avait peur de tourner au Havre et puis, finalement, quand on a terminé le film, on s’est tous dit que c’était quand même une belle ville ! Et je pense que les gens qui habitent le Havre seront très fiers de voir leur ville filmée avec autant d’amour par Fabien.


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Fiche technique
Réalisateur : Fabien Onteniente
Musique originale : Michel Legrand
Chorégraphie : Redha
Scénario : Fabien Onteniente, Philippe Guillard, Franck Dubosc et Emmanuel Booz
Image : Jean-Marie Dreujou (A.F.C)
Assistante mise en scène : Véronique Labrid (A.F.A.R)
Casting : Gérard Moulévrier (A.R.D.A) et Nathalie Dupuis
Scripte : Françoise Thouvenot
Son : Michel Kharat, Philippe Heissler et François Groult
Décors : Jean-Marc Kerdelhué
Costumes : Pierre-Yves Gayraud
Montage : Nathalie Langlade, Laurent Rouan et Sarah Ternat
Producteurs : Cyril Colbeau-Justin et Jean-Baptiste Dupont
Directeur de production : Jean-Jacques Albert
Textes et entretiens par : Thierry Colby
photos : Daniel Angeli et Alain Guizard

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de

remerciements à Rania Tadjine
logos & textes © www.studiocanal-distribution.com
photos © Daniel Angeli et Alain Guizard
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Publié dans PRÉSENTATIONS

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