* L’île de Nim
L’île de Nim comédie de Jennifer Flackett et Mark Levin


avec :
Abigail Breslin, Jodie Foster, Gerard Butler, Morgan Griffin, Christopher Baker, Alphonso McAuley, Maddison Joyce, Rhonda Doyle, Sean Keenan, Peter Callan et Michael Carman
durée : 1h40
sortie le 9 avril 2008
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Synopsis
Nim est une petite fille de 10 ans vivant avec son père sur une île sauvage. Entre ses amis imaginaires (en particulier Alex Rover, un héros de romans d’aventure) et ses animaux de compagnie (un lion de mer, un pélican et un iguane) elle ne s’ennuie pas une seconde.
Mais lorsque son père est coincé en mer après un accident elle se retrouve seule à devoir défendre son île contre de nouveaux arrivants. Terrifiée, elle demande de l’aide au fameux Alex Rover, sans savoir que c’est un personnage fictif écrit par une romancière solitaire et agoraphobe. Celle-ci, émue par la détresse de Nim, décide de traverser le monde pour secourir une petite fille qu’elle n’a jamais vue.
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À la recherche de l’île de Nim : à propos de l’histoire
En 2002, Wendy Orr a publié Nim’s Island, un conte où de nombreuses aventures se déroulent au coeur d’un paradis tropical étrange. Ses deux héroïnes irrésistibles sont la jeune et intrépide Nim, qui mène une existence passionnante sur une île isolée, telle un Robinson Crusoé des temps modernes, entourée de son père scientifique, de ses amis animaux et de l’auteur de roman d’aventure Alexandra Rover, une grande angoissée qui vit recluse dans son grand appartement jusqu’à ce que sa plus grande admiratrice lui demande de l’aide.
Quand le destin réunit Nim et Alexandra, leur différence saute aux yeux. Alors que Nim est avide de belles aventures et de grandes amitiés, Alexandra n’est qu’un paquet de nerfs somme toute assez comique. Elles découvrent néanmoins rapidement qu’elles partagent quelque chose d’essentiel : la foi dans le pouvoir de l’imagination et leur amour pour Alex Rover, le personnage créé par Alexandra dont l’incroyable bravoure les amènera dans des lieux incroyables et vers des rencontres inespérées. Nim découvre aussi l’une des plus grandes aventures de la vie : devenir une famille.
Wendy Orr commente : « L’histoire de Nim montre que nous pouvons tous être beaucoup plus courageux que nous le croyons. Que ce soit pour combattre des pirates en maraude ou pour quitter son appartement en vue de traverser la planète, nous sommes tous capables de beaucoup plus que ce que nous pensons ».
Pour le Los Angeles Times, le roman de Wendy Orr est « un conte rafraîchissant… plein de suspens et d’humour » et « les lecteurs voudront croire tout ce qui concerne la charmante Nim et son île idyllique ». Il y a quelques années, la productrice Paula Mazur a découvert ce livre dans le fouillis d’une librairie de Santa Monica. Intriguée par le titre, elle a ramené le livre chez elle pour le lire à ses enfants et son engouement a été immédiat. « J’ai trouvé que c’était une histoire tellement belle, si bien écrite, avec des personnages marquants, comme ce père, sa fille et cet auteur qui sont destinés à se retrouver, que j’ai tout de suite pensé J’adorerais voir ce film », se souvient Paula Mazur. « J’ai particulièrement aimé que le personnage de Nim soit un modèle aussi fort. C’est une enfant dynamique qui prend tout avec enthousiasme et humour ».
Très heureuse d’apprendre que les droits cinématographiques du roman étaient toujours disponibles, Paula Mazur lança alors rapidement le développement de l’adaptation en association avec Walden Media.
Alors qu’ils cherchaient les scénaristes pouvant transposer cette histoire au cinéma, Paula Mazur et Walden tombèrent d’accord sur Mark Levin et Jennifer Flackett, une équipe qui forme également un couple dans la vie et qui avait récemment écrit et réalisé Little Manhattan. Ce film, très apprécié de la critique, traite de deux enfants de onze ans qui ont le coup de foudre dans un cours de karaté. Cette comédie spirituelle démontrait leur capacité à traiter d’émotions fortes avec humour et ce, dans le cadre d’un film familial. « Le ton de Little Manhattan était très réaliste, sans sentimentalisme, et le scénario était à la fois beau et intelligent. Je sentais que c’était eux qu’il fallait pour L’île de Nim », raconte Paula Mazur, « et Walden avait le même sentiment ».
Jeunes parents eux-mêmes, Mark Levin et Jennifer Flackett tombèrent très vite sous le charme de Nim et de tous les personnages originaux, humains ou animaux, à qui Wendy Orr avait donné vie dans son roman. Mark Levin explique : « Nous y avons vu les fondements d’un beau film et nous nous sommes inspirés de notre fille pour le ton à adopter. Nous voulions créer quelque chose qu’elle aimerait et qui lui ressemblerait car, pour nous, elle a beaucoup de points communs avec Nim. »
Jennifer Flackett ajoute : « Nous étions vraiment enthousiastes de montrer cet amour d’un enfant pour les aventures. Il n’existe pas beaucoup de personnages comme celui-ci pour les jeunes filles et nous voulions en offrir un à notre fille. Nous aimions également les films familiaux si riches qu’ils transcendent les âges et le temps et nous étions convaincus que c’était le cas de ce film. »
Pour l’adaptation, Mark Levin et Jennifer Flackett ont mis l’accent sur ce qui leur semblait être au coeur du roman : « Ce sont des gens qui tentent de créer des liens. Comme ce père qui cherche à revenir chez lui pour retrouver sa fille. Elle-même a besoin d’aide et cherche à joindre son héros, un écrivain qui essaie de s’ouvrir au monde et de devenir la personne qu’elle a toujours voulu être, et surtout, cela traite d’une famille qui tente de se recomposer. C’est ce thème qui nous a guidé tout au long de la conception du film, depuis l’écriture du scénario jusqu’au tournage », résume Mark Levin.
A partir de ce fil conducteur, ils ont développé certains éléments du roman pour créer plus de suspens et d’effets visuels adaptés au grand écran. « Tout ce qui se passe dans le film se trouve dans le roman, mais nous avons mis l’accent sur certains événements en les rendant plus cinématographiques », souligne Jennifer Flackett.
Mark Levin et Jennifer Flackett reconnaissent qu’ils aiment écrire avec la perspective rafraîchissante d’un enfant. « La psychologie d’un enfant de douze ans offre un point de vue à la fois amusant et poignant, car c’est une période de grande transformation », explique Mark Levin. « C’était très agréable de s’inspirer de l’incroyable imagination du monde de Nim. »
Mark Levin et Jennifer Flackett ont toujours préféré travailler ensemble que séparément et en faisant L’île de Nim, ils ont remarqué que, tout comme leurs personnages, ils s’étaient rapprochés. « Pour Jennifer et moi, c’est la meilleure façon de vivre et de créer », avoue Mark Levin. « Ce qui est particulièrement agréable est que cela nous offre l’occasion de laisser nos imaginations vagabonder vers les mêmes univers inconnus ».
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Les créatures de Nim : les otaries, les iguanes et les pelicans rejoignent l’équipe
Jusqu’à ce qu’Alexandra Rover entre dans sa vie, les seuls amis de Nim sont des animaux. Parmi ses plus proches amis, elle compte Selkie l’otarie, Fred l’iguane et Galilée le pélican. Le film devait donc donner vie à ces personnages quelque peu inhabituels, tâche qui fut dévolue aux dresseurs du film John Medlin et Katie Brock (cette dernière ayant déjà travaillé avec la ménagerie de Babe, le cochon dans la ville).
Selkie l’otarie avait un rôle essentiel car cet énorme mammifère marin se montre aussi loyal et aimante envers Nim que n’importe quel chien fidèle, malgré ses 200 kilos et son mode de vie aquatique. Pour trouver la bonne Selkie, Katie Brock a dû faire appel à Sea World Australia, qui se situe non loin du site du tournage, sur la Gold Coast du Queensland. L’aquarium a proposé les services de Spud et Friday, deux de ses otaries adultes mâles les plus formées qui savaient déjà saluer, embrasser et prendre dans les bras. Tous deux se révélèrent être de très bons compagnons de tournage. Malgré leur taille et leur force conséquentes, les otaries australiennes sont réputées pour être des animaux très curieux et capables de s’adapter à de nouvelles situations avec une grande énergie. « Les otaries ont beaucoup de personnalité et constituent des personnages très riches », souligne Katie Brock.
Katie Brock a travaillé avec Spud et Friday pour que la production dispose de deux otaries au cas où l’une d’entre elles n’ait pas « envie » de prendre certaines poses. Même si elles étaient déjà très entraînées, les otaries ont dû apprendre quelques astuces cinématographiques. « Le plus dur pour Spud et Friday était qu’elles étaient habituées à travailler juste à côté de leurs dresseurs et qu’elles devaient le faire à distance pendant le tournage, ce qui n’était pas une mince affaire », raconte Katie Brock. John Medlin ajoute : « Elles devaient aussi travailler avec les caméras, les lumières et toute l’équipe autour d’elles, ce à quoi les otaries ne sont pas habituées ! » Mais le plus important pour Spud et Friday était d’apprendre à travailler avec Abigail Breslin. « Nous avons commencé à nouer un lien dès le début », explique Katie Brock. « Nous l’avons fait nourrir les otaries et les caresser tous les jours ».
Abigail Breslin reconnaît qu’elle a d’abord été impressionnée par l’énorme taille de ses collègues mammifères marins. « Ils étaient bien plus gros que ce que je croyais ! », raconte-t-elle. « Mais je n’ai pas eu vraiment peur car ils étaient tellement mignons. Je me suis beaucoup amusée avec eux. C’était fascinant d’apprendre à faire tous ces tours avec eux. La seule chose que je n’ai pas aimée, c’est l’odeur du poisson quand je les nourrissais en récompense de leurs efforts. »
Les otaries se montraient très reconnaissantes de l’affection d’Abigail Breslin. « Dès qu’Abigail entrait dans la pièce, les otaries couraient vers elle pour l’embrasser », se souvient Mark Levin. « Elles ont noué une belle relation avec Abigail et on le voit à l’écran ». La productrice Paula Mazur explique que les otaries ont apporté plus au film que ce qu’elle croyait possible : « Au début, nous ne savions pas très bien ce qu’elles pouvaient faire, mais quand Katie nous a montré ce dont elles étaient capables, nous avons retravaillé le scénario afin d’y ajouter plus de scènes avec Selkie. Elles étaient, ainsi que leurs dresseurs bien sûr, tellement douées et c’était tellement plus facile de travailler avec elles que ce que nous avions imaginé. Elles se sont vraiment prises d’amitié pour Abigail, et réciproquement. C’était merveilleux. »
Pour jouer Fred, l’iguane de Nim, un animal encore plus étonnant a rejoint l’équipe. Ce lézard exotique possède une poche sous les mâchoires ressemblant à une barbe. Ces reptiles sont connus pour être assez dociles et pour apprécier le contact avec les humains, ce qui en faisait un choix idéal pour le film. Finalement, John Medlin choisit cinq iguanes (Goblet, Steve, Crusher, Calico et Alice) qui partageaient tous le même rôle. « Nous utilisions surtout Steve car il faisait à peu près tout », explique Abigail Breslin. « Mais quand il s’agitait trop, nous faisions appel à Goblet, puis Calico, Alice et enfin à Crusher. C’était notre plan d’action ». Goblet donna naissance à une douzaine d’oeufs pendant le tournage. Le premier à se craqueler fut appelé Nim, le deuxième Abigail. Il n’était cependant pas toujours évident de travailler avec des créatures aussi primitives. « Les lézards sont très rigides. Ils n’ont pas une grande nuance de jeu ! », souligne Jennifer Flackett.
Les pélicans, ces grands oiseaux célèbres pour leur bec énorme, viennent enfin compléter l’équipe des animaux en interprétant le rôle de Galilée, l’ami et messager de Nim. Ils venaient également de Sea World, où ils ont été entraînés à voler sur commande. Etonnamment, les pélicans s’adaptent bien au dressage car ils adorent les remerciements à coups de poissons et de caresses. « Les pélicans sont capables de faire beaucoup de choses pour avoir de l’attention », explique Katie Brock. « Ils travailleront sans renâcler pour un peu de tendresse ». Paula Mazur ajoute : « Le casting des pélicans a été le plus étrange que j’aie jamais vu. Nous nous tenions en cercle en les regardant, commentant certains par des J’aime la façon dont celui-là dresse sa tête ! »
Si la plupart des animaux du monde de Nim sont réels, quelques-uns sont animés, y compris les tortues de mer, une espèce ancienne magnifique en voie d’extinction et trop fragile pour participer à un film. John Cox, le responsable des animaux animés, raconte qu’il est devenu une sorte d’expert en biologie de la tortue pour créer les amphibiens du film. « Nous avons observé de vraies tortues de mer à Sea World, pris beaucoup de photographies et de mesures afin de connaître tous les détails de leur morphologie et de leurs mouvements pour construire les nôtres », explique-t-il.
John Cox a également créé une otarie animée pour les scènes trop dangereuses pour Spud et Friday. « L’otarie animée a été faite sur le modèle de Friday », explique-t-il. « Heureusement, Friday a accepté qu’on prenne ses mesures sans difficulté ! Par contre, comme les otaries sont comme un gros sac de gelée et qu’elles changent sans arrêt de forme, la conception de cette doublure s’est avérée être le plus grand défi à relever. » Le faux Friday a ensuite été habillé d’une fourrure spéciale et d’un revêtement d’huile pour qu’il ait l’air aussi mouillé et brillant que dans la réalité.
Wendy Orr est l’une des plus grandes admiratrices des animaux du film. Katie Brock se souvient : « Quand Wendy est venue sur le tournage et a vu les otaries, elle s’est mise à pleurer. Elle a dit : Je n’arrive pas à croire que vous ayez donné vie à ces personnages. Je n’ai jamais osé rêver que des otaries puissent faire ce que j’ai écrit dans mon roman ! Nous étions donc particulièrement fiers d’eux. »
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Fiche technique
Réalisateurs, scénaristes : Mark Levin et Jennifer Flackett
Productrice/Scénariste : Paula Mazur
Directeur de la photographie : Stuart Dryburgh
Chef décorateur : Barry Robison
Costumier : Jeffrey Kurland
Monteur : Stuart Levy
Auteur : Wendy Orr
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