* Retour à Gorée
Retour à Gorée documentaire de Pierre-Yves Borgeaud

avec :
Youssou N'Dour chanteur Dakar, Boubacar Joseph Ndiaye conservateur de la Maison des Esclaves Ile de Gorée, Moncef Genoud pianiste Genève, Harmony Harmoneers, W. Michael Turner Jr, Andrew Turner Sr, Calvin Turner, Clarence Wesley Langston choeur de gospel Atlanta, Idris Muhammad batteur New Orleans, James Cammack contrebassiste New York, Pyeng Threadgill vocaliste Brookyn, Grégoire Maret harmoniciste Brooklyn, Amiri Baraka (LeRoi Jones) écrivain, poète Newark, Ernie Hammes trompettiste Luxembourg et Wolfgang Muthspiel guitariste Vienne
durée : 1h37
sortie le 2 avril 2008

à partir du 2 avril 2008 au cinéma
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Synopsis
Retour à Gorée raconte le périple du chanteur africain Youssou N'Dour sur les traces des esclaves noirs et de la musique qu'ils ont inventée : le jazz.
Son défi : rapporter en Afrique un répertoire de jazz et le chanter à Gorée, l'île symbole de la traite négrière, en hommage aux victimes de l'esclavage.Guidé dans sa quête par le pianiste Moncef Genoud, Youssou N'Dour parcourt les États-Unis et l'Europe.
Accompagnés par des musiciens d'exception, ils croisent de nombreuses personnalités et, créent au fil des rencontres, des concerts et des discussions sur l'esclavage, une musique qui transcende les cultures. D'Atlanta à New Orléans, de New York à Dakar en passant par le Luxembourg, les chansons se transforment, s'imprègnent de jazz et de gospel.
Mais déjà, le jour du retour en Afrique approche et beaucoup reste à faire afin d'être prêt pour le concert final...
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Retour à Gorée
Durant l'année 2006, Youssou N'Dour se lance dans de nouveaux projets. Il est l'objet d'un documentaire intitulé Retour à Gorée. Sous la caméra attentive de Pierre-Yves Borgeaud, You rencontre des jazzmen à la Nouvelle Orléans, Atlanta ou New York, répète et joue avec eux. Sorte de road movie musical, le film évoque l'esclavage et l'influence des musiques ouest-africaines dans le blues et le jazz américains. Le périple se termine au Sénégal. Youssou emmène son nouveau band sur l'île de Gorée, au large de Dakar, un lieu hautement symbolique. Ils y donnent un concert emprunt d'une forte émotion.
En mars 2007, c'est la sortie de Amazing Grace, film de fiction réalisé par le Britannique Michael Apted qui retrace l'histoire de l'abolition de l'esclavage en Angleterre au XVIIIe siècle. Youssou N'Dour joue le rôle d'un ancien esclave d'origine nigériane, devenu poète et écrivain.
A peu près à la même période, au Sénégal, le leader du Super Étoile sort un nouvel album studio de huit titres originaux, Alsaama Day, bonjour. Avec ce disque, le musicien dakarois souhaite faire taire les voix qui l'accusent de manquer d'inspiration. Une tournée nationale démarre le 9 juin.
En juillet 2007, Youssou N'Dour présente en ouverture du 41e festival de jazz de Montreux son Retour à Gorée Jazz Project. Juste avant le concert, il propose une marche de soutien aux victimes du conflit du Darfour. L'initiative est bien suivie.
Plus tard dans la soirée, sur la scène du Miles Davis Hall, il propose un répertoire très jazz, accompagné de Moncef Genoud au piano, d'Idriss Muhammad à la batterie, Grégoire Maret à l'harmonica, Pyeng Theadgill, à la voix et James Cammack, à la contrebasse. En fond de scène sont diffusées des séquences du documentaire tourné entre les États-Unis et le Sénégal. Le film est récompensé par plusieurs prestigieux prix (Festival du réel à Nyons, Prix Suissimage).
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Youssou N'Dour sur la trace musicale des esclaves
Avec Retour à Gorée, présenté en compétition internationale à Visions du réel, Pierre-Yves Borgeaud s'unit au griot pour remonter le fil de la mémoire et des musiques noires.
En musicien qui filme, le Suisse évoque l'esclavage tout en laissant parler les notes. Interview. Searching for his soul, chante Youssou N'Dour, capté en gros plan. La star globale africaine visite ensuite l'Ile de Gorée - premier centre africain de transit des esclaves.
À la fin du film, le griot est de retour à Dakar avec des musiciens venus des quatre vents. Sur l'esplanade de Gorée, ils donnent un concert fait de créations récentes de Youssou N'Dour mariées au jazz. Juste avant, devant la porte du voyage sans retour d'où l'on embarquait les esclaves, le choeur a chanté où ma mère a pleuré, retour au pays de Gorée.
Venu de la musique pour y revenir sans cesse, Pierre-Yves Borgeaud présente à Nyon son dernier film, ambitieux, généreux, vaste comme les diasporas noires arrachées à l'Afrique entre 1536 et 1848.
Retour à Gorée est une sorte de road movie entre trois continents et les musiques noires, du negro-spiritual aux musiques de mardi gras, des percussions assiko au jazz. Youssou N'Dour y quête ses musiciens et rencontre des frères. Il y est aussi le passeur joyeux vers les racines, estimant au final que ma musique a besoin de Dakar. Une musique qui parle d'elle-même.
- : En quoi cette remémoration des racines africaines et de l'esclavage vous intéressait-elle ?
Pierre-Yves Borgeaud : Je suis depuis toujours un fou de musique américaine. Je suis batteur depuis l'âge de sept ans. Batteur de jazz, batteur de funk. La musique noire m'a formé. Dès qu'il y a eu cette proposition de faire un film qui remonte vraiment à la source de la musique noire, je n'ai pas pu résister. C'est ce que j'ai toujours aimé, et qui mêle en plus l'image et la musique. Un projet tout à fait naturel pour moi.
- : Y avait-t-il aussi la volonté de transmettre un message ?
Pierre-Yves Borgeaud : Bien sûr, énorme. C'est un film très symbolique. Déjà par rapport à l'idée de partir de l'Ile de Gorée et d'y revenir. De ramener le jazz sur le lieu d'où il serait parti. Une précision: ce que j'ai essayé de faire, c'est de montrer que le message est dans la musique. Donner la parole à la musique, comme dans la plupart de mes films. Laisser la musique investir le sens. Des messages, il y a en plusieurs. Pour moi, il y a la contribution de l'Afrique à l'humanité. Du point de vue artistique déjà, si on considère l'art comme essentiel à l'homme. Au-delà, le film porte aussi sur la force de la musique et la possibilité de vivre ensemble.
- : D'où vient le projet ?
Pierre-Yves Borgeaud : Au départ, le pianiste genevois Moncef Genou a contacté Youssou N'Dour pour lui proposer un projet jazz. Il a pu faire deux concerts au Festival de jazz de Cully, où il déclinait les chansons de Youssou N'Dour en jazz. Là-dessus, Emmanuel Gétaz, fondateur du festival, a proposé à Youssou N'Dour de faire un disque. Ils ont opté finalement pour un film, medium le plus aisé aujourd'hui pour passer des messages. Emmanuel Gétaz a ensuite cherché un producteur et un réalisateur. Et c'est Youssou N'Dour qui a choisi entre les réalisateurs proposés.
- : Youssou N'Dour est une star. Une star facile ?
Pierre-Yves Borgeaud : J'ai travaillé avec beaucoup de musiciens. Des gens dont je respecte la musique et l'approche. Dans ce sens, Youssou N'Dour a été extraordinaire. Youssou N'Dour travaille beaucoup à l'intuition. A partir du moment où j'ai eu la chance d'avoir sa confiance, il m'a laissé travailler en toute liberté. Il m'a même laissé choisir les musiciens - c'est quand même assez énorme. Là où il est moins facile, c'est dans le fait d'être probablement l'une des personnes les plus occupées au monde. Ne serait-ce que de l'avoir eu entièrement sur un projet comme ce film, plus de trois semaines, c'est en soi déjà extraordinaire. Beaucoup ne croyaient pas la chose possible.
- : Et que retenez-vous de cette collaboration ?
Pierre-Yves Borgeaud : Youssou N'Dour, c'est le talent pur. Se trouver près de lui quand il chante est extrêmement émouvant. J'ai rarement vu un artiste se donner autant dans son art. Quand il chante, il transforme les gens et les choses autour de lui. C'est de l'ordre du magique. Au-delà du plaisir immédiat, c'est deux ans de travail. Le plus bouleversant pour moi a été de plonger au coeur de l'expérience noire – noire américaine mais aussi noire africaine. Un enrichissement énorme. Je ne le mesure pas encore mais je le sens très fort.
- : Le rendu de la musique est impressionnant. Un vrai défi pour vous ?
Pierre-Yves Borgeaud : Il y avait énormément d'inconnues. Youssou N'Dour n'avait jamais travaillé avec ces musiciens, à part Moncef Genou. Ce qu'on voit dans le film, ce sont donc les rencontres réelles. La rencontre musicale est à l'image de la rencontre amoureuse. Ce n'est pas parce qu'on imagine deux personnes ensemble que la relation va prendre. Ça aurait très bien pu ne pas marcher au niveau musical. Ce film, pour moi, est une succession de petits miracles. Et l'un des principaux miracles, c'est la rencontre à la Nouvelle-Orléans avec la section rythmique. Ça jouait beaucoup sur la fragilité. Et la mayonnaise a pris au-delà de nos espérances.
source : swissinfo - Nyon - 26 avril 2007
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Fiche technique
Réalisation : Pierre-Yves Borgeaud
Scénario et conception musicale : Emmanuel Getaz et Pierre-Yves
Borgeaud, sur une idée originale de Youssou N'Dour et Emmanuel Getaz
Image : Camille Cottagnoud
Son : Carlo Thoss
Montage image : Daniel Gibel
Sound designer : Etienne Curchod
Montage son : Eric François et Angelo Dos Santos
Mixage : Bernard Amaudruz, Mathieu Cox et Philippe Kohn
Producteurs délégués : Jean-Louis Porchet et Gérard Ruey
Coproducteur délégué : Nicolas Steil
Producteurs associés : Emmanuel Getaz et Yves Arbel
Une coproduction Suisse – Luxembourg : Cab Productions, Iris Productions et Dreampixies
En coproduction avec : Télévision Suisse Romande (Tsr),
Schweizer Fernsehen (Sf), Srg Ssr idée suisse, Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster, Télésparks-BCE, Making Movie Oy – En association avec Yle Teema Ateljee
Avec le soutien de : Office fédéral de la culture Dfi (Suisse), Film Fund Luxembourg, Ministère luxembourgeois de la Coopération, Fonds culturel de Suissimage, Fondation Vaudoise pour le Cinéma, Fonds Regio Films, Succès Cinéma, Succès Passage Antenne.
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Musiques du film
Red Clay - Youssou N’Dour, Prince Charles Alexander, Boubacar N’Dour, Arrgt Moncef Genoud • Musique traditionnelle - Ocean Percussions de Gorée • Fital (intro) - Youssou N'Dour, arrgt Moncef Genoud • My Hope - Youssou N'Dour, Adrian Gurvitz, Maribeth Derby, arrgt Moncef Genoud • Too late - Moncef Genoud • It's You - Moncef Genoud, Youssou N'Dour, arrgt Moncef Genoud • Facastalou - Youssou N'Dour, Moncef Genoud, arrgt Moncef Genoud • My People - Youssou N'Dour • Mbegente - Youssou N’Dour • Take me Downtown - Big Chief Monk Boudreau • The Battle of New Orleans - Big Chief Monk Boudreau • Wise 1 -Amiri Baraka • Entertainment - Scott Joplin • Fital - Yousou N'Dour • Night in Tunisia - Dizzy Gillepsie, arrgt Ernie Hammes • Without a Smile - Youssou N'Dour, arrgt Wolfgang Muthspiel • Diabaram - Youssou N’Dour, Ryuichi Sakamoto • Too late - Moncef Genoud • Musique traditionnelle - Sind-Band de Gorée • Return to Goree - W. Michael Turner Jr. • Intro to my people - Wolfgang Muthspiel.
Studio d’enregistrement USA - Systems Two, Brooklyn - Studio d’enregistrement Sénégal - Xippi Studios, Dakar - Matériel concert Gorée Prince Mactar N’Dour, Dakar.
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logos, textes & photos © www.hevadis.eu
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